<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647</id><updated>2011-12-15T04:07:38.711+01:00</updated><title type='text'>The Little Guide from Unknowers</title><subtitle type='html'>"Car la SFFF n’est pas seulement Asimov, Dick, Bradbury, Tolkien ou encore King."</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>26</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-6096208044115356671</id><published>2008-09-23T11:26:00.004+02:00</published><updated>2008-09-23T11:40:46.855+02:00</updated><title type='text'>Temps, de Stephen Baxter (2007) -par Bidibulle-</title><content type='html'>Par Bidibulle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Titre: Temps &lt;br /&gt;Auteur: Stephen Baxter.&lt;br /&gt;Éditeur: Fleuve Noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/21372047@N06/2881174691/" title="time de mk15lpp, sur Flickr"&gt;&lt;img src="http://farm4.static.flickr.com/3163/2881174691_5943d5db4f_m.jpg" width="152" height="240" alt="time" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps inaugure une trilogie écrite par le fabuleux écrivain de hard science, Stephen Baxter, tournant autour du Paradoxe de Fermi.&lt;br /&gt;Cette suite de romans, complétée par un recueil de nouvelles pas  encore traduits en Français, Phase Space, (que je recommande tout aussi chaudement) se présente en fait comme une série de variation autour du Paradoxe de Fermi.&lt;br /&gt;Ce paradoxe part de l'idée que si la vie extraterrestre doit exister du fait des lois de la physique alors, du fait de ses même lois, rien n'empêche leur voyage et la conquête de l'univers à une vitesse extrêmement rapide à l'échelle cosmique.&lt;br /&gt;Or nous constatons que personne ne nous a contacté.&lt;br /&gt;Leur absence est donc paradoxale, puisque cela suppose un mécanisme universel empêchant les rencontres entre civilisations de l'univers, ou une impossibilité physique dans les voyages spatiaux en contradiction avec la physique que nous connaissons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fondamentalement ce paradoxe questionne notre position dans l'univers et la représentation que nous nous faisons de l'univers.&lt;br /&gt;Il s'agit donc d'un paradoxe extrémement riche du point de vue philosophique, que Stephen Baxter va merveilleusement exploiter dans son roman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reid Malenfant, en ce début de 21eme siècle qui s'essouffle sous l'effet de l'épuisement des ressources naturelles et de l'accumulation des déchets poursuit en cachette son grand rêve de conquête de l'Espace.&lt;br /&gt;Alors qu'il développe en douce un lanceur spatial, bricolé à partir de rebus de l'aéronautique et de l'astronautique, Cornélius Taine, un brillant ex mathématicien à la tête d'un fond d'investissement aux buts obscurs, vient bouleverser ceci, en lui faisant prendre conscience de l'importance de ce travail.&lt;br /&gt;Cornélius, en effet, lui présente le Doomsday Argument, un raisonnement probabiliste l'amenant à prédire un effondrement proche de l'Humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, Taine envisage une intervention des habitants du futur afin d'empêcher cette catastrophe, et encourage alors Malenfant a chercher d'éventuels messages en provenance de l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Contre toute atteinte, un message de ce type est identifié, sous la forme de salves de neutrinos remontant le temps, et semble désigner un astéroïde orbitant près de la Terre, 3753 Cruithne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'expédition initiale, devant être conduite par un calmar transgénique, Sheena , ayant atteint une forme de conscience, est alors transformée en vol d'exploration de cet astéroïde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cornélius révèle alors au monde l'imminence de la Catastrophe de Carter, provoquant alors une immense panique et une vague de chaos sans précédent dévastant le monde.&lt;br /&gt;Les événements s'enchainent alors, à un rythme de plus en plus soutenu: Sheena ayant été fécondé par un autre calamar avant son départ, la mission se transforme progressivement en une colonisation par une nouvelle espèce échappant au contrôle des humains les ayant crée, tandis que la découverte d'une porte spatiale, met l'humanité en contact avec son lointain futur.&lt;br /&gt;Ceci rajoute à la terrible confusion reignant sur la Terre, les hommes se partageant en un camps persuadé de la réalité de ce futur et un autre n'acceptant pas cela.&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que cette voie vers le futur est explorée par Sheena, le futur ainsi dévoilé apparait être une vaste impasse: l'expansion de l'univers, et l'instabilité intrinsèque de la matière du à l'évaporation des protons tarissent toutes sources d'énergie. En ces temps lointains, l'humanité semble être condamné au froid et à la routine qu'occasionnent la survie désespéré.&lt;br /&gt;Cependant, sur Terre, naissent des jeunes génies, les enfants bleus, dont de nombreux indices laissent penser qu'ils sont manipulés par le futur: leur capacité à travailler ensemble, et leur étonnante intelligence effraient de plus en plus les populations humaines normal qui se lancent dans une série de pogroms à leur encontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malenfant, son ex épouse et Taine, avec l'un de ses enfants bleu ira alors rejoindre les calamars sur Cruithne, tout en étant pourchassé par l'armée Américaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur Terre, les enfants bleus regroupés dans les institutions créées par Malenfant achèveront de mettre au point un dispositif permettant à l'univers d'accéder à un nouvel état du vide quantique, anéantissant ainsi l'ancienne structure de l'univers.&lt;br /&gt;Il s'avère alors que les Enfants Bleus sont un instrument dans la main de l'humanité future, destiné à empêcher l'univers d'aboutir à l'impasse mise en évidence par Sheena...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le suggère ce résumé, ce roman est d'une extraordinaire richesse, alliant à la fois des thématiques classiques en science fiction, qu'une réflexion tout à fait passionnante sur l'histoire et la volonté humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on commence par la première partie, décrivant la mise en exploitation des astéroïdes, Baxter présente un scénario tout à fait intéressant (bien qu'un peu simplifié pour des raisons sans doute de narration et de rythmes) qui a été d'ailleurs proposé par un certains nombres de partisans de l'exploitation privé de l'espace.&lt;br /&gt;L'exploitation industrielle des astéroïdes est en effet possible techniquement: on possède effectivement des procédés robustes tout en restant simple permettant par exemple de transformer les substances carbonées des astéroïdes de type Chondrite en méthane. Le principal problème est plus d'ordre financier, car comme on peut se l'imaginer facilement l'accumulation de capital initial est à priori colossale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or l'idée de marchandiser ces ressources, en créant des permis d'exploitation mis au plus offrant est une idée tout à fait commune désormais en économie: il s'agit par exemple du même type d'idée proposée pour lutter contre la pollution par Coase, qui consistent à créer artificiellement un marché, afin d'associer un coût à une nuisance et donc de créer les conditions d'accumulation de capital nécessaire à la réduction de cette nuisance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre exemple classique de ce mode de raisonnement est la Tragédie des Commons, c'est à dire le surpaturage en Grande Bretagne des champs confié à la gestion commune dans les villages.&lt;br /&gt;La solution permettant la disparition du comportement de surpaturage est la création de droit de propriétés, qui crées ainsi une contrainte globale sur le comportement des paysans et les amènent à internaliser dans leur comportement le coût global imposé à la collectivité par ce surpaturage qui épuise cette ressource globale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici le Commons dont la gestion est à optimiser est la masse de capitaux fournie par la collectivité nécessaire à la conquête de l'espace: les différents acteurs ayant des comportements de type égoistes et empêchant l'accès à l'espace est la masse des services bureaucratiques des agences spatiales qui accaparent une part croissante des crédits, afin de conserver leur position et progressivement instaure une barrière à l'accès à l'espace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La solution pour dépasser cette situation proposée par Baxter mais qu'il reprends d'auteurs comme John Lewis ou Robert Zubrin, est de faire intégrer par la bureaucratie nécessaire à la réalisation de cette exploitation le coût de cette barrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autrement dit, il faut privatiser la conquête commerciale de l'espace, parce qu'ainsi le commons qu'est la quantité de capital disponible sur Terre à un instant donnée pour ce type de projet sera alors correctement alloué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, est ce suffisant? Non, et c'est là que la nécessité d'avoir des titres de propriété apparait, parce qu'en marchandisant ce qui à priori n'a pas encore de prix, on permet la levée d'emprunts sur le long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre aspect tout à fait intéressant dans ce roman est l'usage du paradoxe de Carter, que l'on pourra résumer de la manière suivante:&lt;br /&gt;Il n'y a pas de raison de penser que nous occupons une place particulière dans l'histoire de l'humanité, et donc, le fait que nous existons tout de même, fait que la probabilité que nous naissions à cette instant là  soit non nulle. Cela implique qu'il n'y aura qu'un nombre fini d'humains dans l'histoire. Connaissant alors la croissance moyenne de la population humaine, on peut évaluer la date à laquelle on aura une chance de 95% par exemple de voir disparaitre l'humanité...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce paradoxe, qui parait pour le moins saugrenu n'est pas évident tout de même à démonter, parce qu'il repose sur une conception assez contre intuitive des probabilités.&lt;br /&gt;En effet, la conception classique des probabilités repose sur des raisonnements fréquentiels, durant lesquels ont observe à de multiples reprises le même phénomène.&lt;br /&gt;Or ici, il s'agit d'un raisonnement de type subjectif, basé sur notre manque d'information sur notre position relative dans l'histoire humaine, et là, c'est la formule de Bayes qui s'applique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Baxter joue assez magistralement de cela, en montrant comme l'acquisition d'information supplémentaire sur notre position dans l'histoire humaine finit par précipiter en apparence la Catastrophe de Carter, en déclenchant une panique mondiale.&lt;br /&gt;Or cependant, au fur et à mesure, on s'aperçoit que ceci ne se réalise pas, parce qu'il existe un Aval, autrement dit un futur dans lequel l'humanité a conquis l'univers et a réussi à survivre à son lent étouffement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà quelque chose de paradoxal: comment la catastrophe de Carter peut elle avoir lieu tout en autorisant l'Aval?&lt;br /&gt;Et bien, il faut revenir aux conditions d'application de la formule de Gott-Carter, du nom des inventeurs de ce paradoxe.&lt;br /&gt;En fait, implicitement, comme l'ont analysé les philosophes s'étant penchés sur ce paradoxe, il y a au moins quatres hypothèses fondamentales:&lt;br /&gt;1) Les hommes ont une durée de vie finie.&lt;br /&gt;2) Ils sont les seuls être intelligents dans l'univers.&lt;br /&gt;3) Il n'y a qu'un seul univers et donc pas d'univers parallèles pouvant intervenir&lt;br /&gt;4) Ce que l'on appelle l'humanité conserve la même forme et donc les mêmes propriétés physiques au cours du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or comme on le constate à la lecture de ce roman, aucune de ses hypothèses n'est vérifiées, ce qui autorise donc le récit de Baxter!&lt;br /&gt;En effet, les points 1) et 4) sont invalidés par les habitants de l'Aval, qui sont des consciences uploadées dans un super ordinateur quantique, dont la durée de vie théorique est infinie!&lt;br /&gt;Par ailleurs, l'univers décrit est un multivers, puisque Sheena et Malenfant vont explorer des univers alternatifs dotés d'autres lois physiques&lt;br /&gt;3) L'humanité crée les calamars intelligents, et donc elle n'est plus la seule espèce intelligente dans l'univers, ce qui achève d'invalider la prédiction de Carter...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le roman de Baxter est donc absolument cohérent de ce point de vue!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La description de la fin de l'univers proposé par Baxter ainsi que la survie de l'humanité dans cet univers mourant est fascinante et suit de très près les idées de l'époque.&lt;br /&gt;Il s'agit essentiellement d'une variation autour d'un papier classique de Freeman Dyson, l'un des grands visionnaires de la physique contemporaine, dont l'imagination échevelée ( et le goût pour la SF) a caché un peu au grand public ses multiples contributions à la physique.&lt;br /&gt;Dyson dans son article des années 60, souvent repris par la suite par d'autres auteurs afin d'en ajuster les prédictions au fur et à mesure des progres de la physique, prends au sérieux l'idée d'une survie de l'humanité dans l'univers.&lt;br /&gt;Or en fonction de la quantité de masse de l'univers, la relativité générale autorise une expansion infinie de l'univers: face à des échelles de temps aussi grande, Dyson essaie de voir si les lois actuellement connues de la physique interdisent la survie à long terme de l'espèce humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dyson dans son article montrait qu'à condition de prendre ses précautions et en admettant de manière générale que notre esprit pouvait être recopié sur d'autres supports, rien n'empêchait une survie infinie de l'humanité, en recourant à des économie d'énergie de plus en plus importante au fur et à mesure de la dilution de l'univers et de l'évanouissement de la matière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, si ultimement on s'attends à la conversion de la matière en atomes stables comme les atomes de fer, ou la matière superdense des naines blanches et des pulsars, les lois de la physique des particules amènent les protons à s'évaporer et les collisions problables entre astres superdenses conduisent à leur substitution par des trous noirs de plus en plus vaste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais même cette lente conversion ne s'achève pas là, puisque ces derniers astres achèvent de s'évaporer par rayonnement Hawking, c'est à dire par un effet purement quantique où l'énergie gravitationnelle de ces astres se trouve convertie en particules, puis en rayonnements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, il existe une relation tout à fait remarquable, la formule de Bekenstein, permettant de calculer le nombre maximal d'états quantiques que l'on peut trouver dans une région donnée de l'espace: ce nombre d'ailleurs s'avère fini, bien qu'astronomique. Cela suggère alors d'encoder, dans la structure même de l'univers un automate fini, dont l'ensemble des états possibles correspondrait à l'ensemble des états ainsi accessibles. Or qui dit automate fini, dit ordinateurs (qui n'est juste qu'un automate fini d'un autre type...) et donc, hop nous avons notre support pour permettre à l'humanité de survivre!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste la question de la dépense d'énergie: le problème aussi étrange que cela soit est réglé par la physique: des auteurs comme Landauer et Bennett ont en effet montré qu'il était possible de faire des calculs sans dissipation d'énergie, à condition toutefois de conserver une trace de toutes les états intermédiaires des calculs!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, une mémoire est sensiblement un système physique bistables, c'est à dire formé de deux états minimums d'énergie séparé par une barrière de potentiels. Effacer une information, c'est faire passer notre élément de mémoire d'un minimum à l'autre et donc, c'est lui fournir de l'énergie.&lt;br /&gt;Or par contre, toutes les autres opérations nécessaire aux fonctionnements d'un ordinateurs sont susceptibles d'être représenté par des opérations réversibles dans le temps, donc sans dissipation d'énergie.&lt;br /&gt;C'est par ce moyen, notamment en construisant des portes logiques reposant par exemple sur la dynamique newtonienne de boule de billard se déplaçant sans frottement et ne se déformant pas que Toffoli a pu montrer que tout type de calcul, sans effacement de données pouvaient être fait sans coût énergétique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type de problème est venu de l'analyse du Démon de Maxwell, un paradoxe (là encore) introduit au 19eme siècles afin de souligner une faille logique existant dans notre définition de l'entropie.&lt;br /&gt;La conséquence indirecte de ce travail est la possibilité théorique de réaliser un ordinateur quantique: en effet, pour que cela soit possible, il faut qu'une opération faisant passer un état quantique de notre ordinateur vers un autre soit encodé par un opérateur mathématique invariant par renversement du temps, afin d'assurer la conservation des probabilités. Or cela n'est possible que si l'on peut faire des portes logiques réversibles en mécanique classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre conséquence intéressante de ceci est qu'un calcul actuellement coûte de l'énergie, et donc, connaissant la dépense énergétique réalisée par un circuit électronique, on peut déterminer le type d'opération réalisé par ce circuit.&lt;br /&gt;On voit donc qu'il y a une information intéressante à exploiter, (ou à cacher) si le circuit en question fait des opérations cryptographiques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le fait remarquer Baxter, cependant, le nombre d'état finis du substrat où vivraient les membres de l'Aval finirait par leur faire revivre leur souvenir de façon récurrentes, une perspective bien peu encourageante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On remarquera cependant qu'une part des raisonnements de Baxter sont invalidés par la découverte de l'accélération de l'expansion de l'univers, car la dilution de l'univers s'accentue avec le temps. Néanmoins, on a pu trouver des scénarios alternatifs autorisant encore la survie à long terme de la vie dans l'univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La destruction finale de notre univers, par une transition de phase entre deux formes différentes de vide est là encore une idée, bien que spéculative, envisagée par les théoriciens: en théorie quantique des champs en effet le vide n'est qu'un état parmis d'autres, celui à priori de plus basse energie, mais rien n'empèche notre univers d'avoir été crée par hasard dans un minimum relatif d'énergie et non le minimum absolu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Théoriquement alors il existerait une probabilité non nulle, bien que faible, d'avoir un passage par effet tunnel, c'est à dire un franchissement par un emprunt d'énergie pendant une durée de l'ordre de la constante de planck divisée par l'énergie à emprunter vers cet état plus fondamental.&lt;br /&gt;Les énergies cependant sont tellement grande que ceci est improbable, et l'idée de Baxter d'utiliser la collision entre deux blocs de matière étranges, est plus qu'hypothétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type d'ailleurs de matière, formé de quark étranges regroupés en condensat, est pour l'instant hypothétique, même si l'on suppose qu'au sein des étoiles à neutron, une transition de phase responsable de l'apparition de ce type de matière soit responsable de flashs de rayonnement gamma très énergétique.&lt;br /&gt;Cette transition de phase serait alors amorcé par ce que l'on appelle un glitche, c'est à dire une modification de la vitesse de rotation d'une étoile à neutron, lié elle même au ralentissement qu'imposerait la présence de tourbillons quantifiés dans le manteau superfluide de neutrons contenu dans cette étoile.&lt;br /&gt;Cet ensemble de tourbillon s'organiserait en un réseau régulier, appelé un réseau d'Abrikosov, bien que déformé par la rotation et le champs magnétique de l'étoile, et s'ancrerait dans la croute de l'étoile. Progressivement, ce réseau se réorganiserait, ce qui ralentirait l'étoile, qui connaitrait alors une réorganisation de la répartition de son énergie totale. Ultimement, cela donnerait l'énergie nécessaire à cette transition de phase, vers un déconfinement des quarks, qui en modifiant le volume de l'étoile relâcherait une immense quantité d'énergie dans le vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On le voit, Baxter a fait un travail extraordinairement précis, bien qu'un peu imparfait par moment, sans doute pour des raisons pratiques de narrations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'empêche, par delà même le tour de force purement intellectuel, Temps est aussi une réflexion profonde sur la volonté de puissance: tous les personnages un moment ou l'autre se font happer par cela, et Malenfant, archétype du capitaliste sauvage, souvent infantile, obsédé par l'action à tout prix, finit par être une marionnette  téléguidée par l'Aval &lt;br /&gt;La résolution du paradoxe de Fermi que propose alors Baxter dans ce volume propose en creux une image assez sinistre de notre humanité: nous ne rencontrerons aucun extraterrestre parce que nous ne sommes pas née au bon moment et parce que nous notre existence n'a qu'une importance marginale dans l'avenir...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Bibliographie:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur &lt;span style="font-style:italic;"&gt;la Tragédie des commons&lt;/span&gt;, on pourra lire l'article original ici:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.garretthardinsociety.org/articles/articles.html"&gt;http://www.garretthardinsociety.org/articles/articles.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un excellent exposé se trouve dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les Macroeffets de nos microdécision&lt;/span&gt; de Thomas Schellig chez Dunod&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'excellent cours de microéconomie suivant, utilisé au MIT, formalise tout ceci tres correctement:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Microeconomic Theory&lt;/span&gt; de  Andreu Mas-Colell, Michael D. Whinston et Jerry R. Green chez Oxford University Press.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La conquête commerciale de l'espace est abordée dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Mining the Sky&lt;/span&gt; de John Lewis chez Helix Books mais aussi dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;The Case for Mars&lt;/span&gt; de Robert Zubrin chez Free Press&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paradoxe de Carter, ou &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Doomsday Paradox&lt;/span&gt; est bien analysé par Jean Paul Delahaye dans un article de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pour la Science&lt;/span&gt;, dont voici un scan:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://anthropic-principle.com/preprints/delahaye2.pdf "&gt;http://anthropic-principle.com/preprints/delahaye2.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ouvrage de John Leslie, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;End of World chez Routledge&lt;/span&gt; est l'un des ouvrages de base sur la question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le scénario de Baxter suit très précisément l'article de Freeman Dyson, dont voici un exemplaire:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.aleph.se/Trans/Global/Omega/dyson.txt"&gt;http://www.aleph.se/Trans/Global/Omega/dyson.txt&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un excellent exposé des idées modernes en Cosmologie se trouve dans :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Cosmologie primordiale&lt;/span&gt; de Jean-Philippe Uzan et Patrick Peter chez Belin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le paradoxe de Maxwell et de manière générale la physique du calcul, on lira avec intérêt l'ouvrage suivant chez IOP, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Maxwell's Demon 2: Entropy, Classical and Quatum Information, Computing&lt;/span&gt;, constitué de réimpressions d'articles fondamentaux sur le sujet, coordonnée par H. S. Leff et A. F. Rex .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y trouvera notamment l'article de Seth Lloyd consacré à l'ordinateur ultime, qui a inspiré à Baxter sa description de l'Aval, utilisant la borne de Bekenstein y est réimprimé:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Ultimate physical limits to computation&lt;/span&gt; paru dans Nature&lt;br /&gt;On pourra toutefois le retrouver à l'adresse suivante:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://arxiv.org/abs/quant-ph/9908043"&gt;http://arxiv.org/abs/quant-ph/9908043&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre article du même auteur, déterminant la quantité maximale de calcul accessible à l'univers, considéré comme un ordinateur ultime se trouve ici:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Computational capacity of the universe&lt;/span&gt; paru dans Phys.Rev.Lett. 88 (2002) 237901&lt;br /&gt;&lt;a href="http://arxiv.org/abs/quant-ph/0110141"&gt;http://arxiv.org/abs/quant-ph/0110141&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La physique des transitions de phase dans les étoiles à neutron est résumé ici:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Phases of dense matter in neutron stars&lt;/span&gt; de H. Heiselberg, M. Hjorth-Jensen paru dans  Phys.Rept. 328 (2000) 237-327, accessible comme preprint à:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://arxiv.org/abs/nucl-th/9902033"&gt;http://arxiv.org/abs/nucl-th/9902033&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lira par ailleurs l'excellent &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Black Holes, White Dwarfs, and Neutron Stars&lt;/span&gt; de Stuart L.Shapiro et Saul A. Teukolsky chez  Wiley, qui présente un petit modèle tout à fait éclairant expliquant ce qu'est un glitche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La physique de la transition entre deux types de vide quantique est clairement présentée dans:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Statistical Field Theory de Giorgio Parisi chez Perseus Book&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouvera des calculs plus détaillés dans:&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Quantum Field Theory and Critical Phenomena&lt;/span&gt; de Jean Zinn Justin chez Oxford University Press.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-6096208044115356671?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/6096208044115356671/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=6096208044115356671' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/6096208044115356671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/6096208044115356671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2008/09/temps-de-stephen-baxter-2007-par.html' title='Temps, de Stephen Baxter (2007) -par Bidibulle-'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://farm4.static.flickr.com/3163/2881174691_5943d5db4f_t.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-2345740671157528531</id><published>2008-06-10T02:17:00.004+02:00</published><updated>2008-06-10T03:06:17.596+02:00</updated><title type='text'>Narcose, de Jacques BARBERI (1989 - r.e 2008)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.librys.fr/images/386c.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.librys.fr/images/386c.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Narcose, de Jacques BARBERI&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut être Xavier pour avoir les crans de me foutre un Barbéri dans les bras quand je viens de lui prendre la trilogie Temps/Espace/Origine et Spin. Car ce livre est tout sauf de la hard science. En fait, c'est même peut être tout le contraire d'un Baxter ou d'un Egan. Ici, c'est du grand nawak et franchement, entre deux bonnes prises de têtes avec des équations et des problèmes métaphysiques, ça fait du bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais commençons par le début, voulez vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On suit l'aventure d'un Anton Orosco. Sous ce nom hype se cache un petit promoteur immobilier véreux (donc, promoteur immobilier, quoi) qui, du jour au lendemain, se fait  rattraper par ses conneries. Du coup, en bon élève d'école de commerce, il fait ce que tous les épiciers feront : se casser très vite.&lt;br /&gt;Notre héros se casse donc dans l'extrados. Le coin des paumés, des junkies, des putes et toute la plèbe du bas. C'est aussi ici que notre héros trouvera le refuge ultime... dans un autre corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Blade Runner...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première vu, l'ambiance ressemble à du Blade Runner. C'est sombre et cyber. Les personnages sont tous plus déglingués les uns que les autres. Ils utilisent leur jargon tellement naturellement qu'on est plongé dans ce monde dès les premières pages. Mais ça reste du classique. Les codes de la SF sont tellement bien respectés qu'on croirait lire un remake du Dick voire même une parodie.&lt;br /&gt;les premiers chapitres passent assez rapidement.&lt;br /&gt;C'est pas mal, mais j'attends mieux. Au moins, plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;rencontre Omnikron...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On touche le concept central : le changement de corps. Ouais, car ici, le trafique à la mode, c'est celui du corps. On se retrouve alors confronté à des hommes-lions ou des têtes de vaux. Ca fait penser par moment au jeu de QD d'ailleurs. Le corps n'est qu'une enveloppe et l'âme peut se greffer n'importe où. La dématérialisation atteint des degrés de plus en plus hallucinants au fur et à mesure de l'aventure.&lt;br /&gt;Perturbant au début, on rentre finalement très vite dans le délire de l'auteur. Les incertitudes se multiplient, on est noyé dans un rêve à la réalité augmentée.... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrête les ref à la noix. Achetez ce livre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dick, Nomad Soul... ok, on peut en citer pleins des ref. comme ça : par moment ça ressemble à du Tex Avery, par moment à du Lewis Carroll, aussi. Mais ça serait injuste envers l'auteur. Ce livre est bien au dessus d'un recueil de ref. genre fan service.&lt;br /&gt;L'univers et l'atmosphère de Narcose est unique. Les nombreuses trouvailles sont autant des idées folles que géniales. Les chapitres sont courts (1 à 5 pages, je crois) et on prend du plaisir à suivre Anton -le loser- à travers des péripéties de plus en plus barrées.&lt;br /&gt;Ajoutons à tout cela une plume rythmée qui parsème le texte d'un humour décalé et omniprésent, on tient là un chef d'œuvre !&lt;br /&gt;En plus, cerise sur le gateau, y'a aussi un cd offert avec la nouvelle édition ! Youpii ! Selon Xavier, la zik doit aider à l'immersion... mais franchement, je n'ai jamais été un fan de bruit des marteaux. Mais bon, c'est offert donc on prend et on ne dit rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour terminer, BARBERI EN DEDICASSE A SCYLLA LE 14 JUIN &lt;&lt;a href="http://www.librys.fr/blog/2008/06/06/Barberi-et-Curval-a-Scylla"&gt;info&lt;/a&gt;&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-2345740671157528531?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/2345740671157528531/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=2345740671157528531' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/2345740671157528531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/2345740671157528531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2008/06/narcose-de-jacques-barberi-1989-re-2008.html' title='Narcose, de Jacques BARBERI (1989 - r.e 2008)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-3771128909202044747</id><published>2008-04-07T00:25:00.004+02:00</published><updated>2008-05-18T01:42:31.920+02:00</updated><title type='text'>Mon âme est une porcherie, d'Anne Duguël (1998)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.flickr.com/photos/21372047@N06/2394289826/" title="monameest-1024 de mk15lpp, sur Flickr"&gt;&lt;img src="http://farm3.static.flickr.com/2052/2394289826_89a9ba7fe3_o.jpg" width="500" height="762" alt="monameest-1024" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon âme est une porcherie, d'Anne Duguël&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas par où commencer. Vraiment. Je viens tout juste de rentrer et comme on se fait vachement chier dans le RER, j'en ai profité pour lire. J'avais sous la main un petit poche que j'ai payé 5 euros (alors qu'il ne coutait que 35 Fr à l'époque -enculé de Scylla ! Petit commerçant de mes deux, va). &lt;br /&gt;Faut dire qu'au départ, je ne voulais même pas acheter ce livre. Je discutais juste de la couverture du nouveau Bragelonne avec les taupes de la librairie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Putain, elle est vachement bandante la petite fille quand même.&lt;br /&gt;-Ouhlà.&lt;br /&gt;-Sérieux, vous ne trouvez pas que ça donne des envies illégales ?&lt;br /&gt;-Uh... sinon, c'est un très bon bouquin !&lt;br /&gt;-Ouais mais non, c'est Bragelonne, je ne peux pas le prendre. Ca ferait tâche.&lt;br /&gt;-Non mais ce que tu peux faire, c'est prendre les nouvelles en poche. Tiens, celui là est pas mal. D'ailleurs, je pense que tu vas aimer."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Mr Café (car il fait du bon café le samedi). Je ne regrette pas un instant ce livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite fille. Moche. (alias Epikt va adorer !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire raconte la vie d'une gamine vraiment très laide et qui, en plus, n'a pas de chance dans sa vie. Voyez vous, sa mère est une salope. Une mangeuse de queue. Son père est un loser qui enferme sa fille dans le placard à balais pour tirer des blondasses. Sa vie tourne autour d'un cochon. Elle aime se faire défoncer la chatte par son groin. Ouais, en gros, ça parle de ça. &lt;br /&gt;Enfin, en plus trash quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récit est sous la forme d'une confession... et ça marche plutôt bien. Dès le début, on ressent une certaine gêne. C'est vicieux. C'est pervers. Très. La petite fille utilise un langage en décalage totale avec son age. Elle nous parle de choses dont elle ne comprend pas le sens et l'interprète à sa manière. Si ça me fait rire parfois, faut dire qu'on se rend compte peu à peu de l'atrocité des situations.&lt;br /&gt;Ouais, c'est une histoire horrible. &lt;br /&gt;Ça parait niais de le dire comme ça mais je ne trouve pas d'autre mot. Ce n'est pas tellement le fait qu'il y ait du viol, des meurtres, de la nécrophilie, de la zoophilie ou encore des actes presque scato mais c'est plutôt l'enchainement de ces derniers qui dérange.&lt;br /&gt;Car le livre se lit très vite (moins d'une heure) et c'est une constante descente en enfer. L'accumulation d'images malsaines se fait à un rythme effréné et l'auteure ne manque jamais de rappeler à son lecteur, entre deux baises, qu'on lit les aventures d'une petite fille innocente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon âme est une porcherie est définitivement un très bon livre. Ok, j'hésite encore à le filer à ma petite sœur de 12 ans. Mais voilà, même moi qui ne suis pas un grand fan du fantastique, ce livre m'a renoué avec le genre. C'est cru, c'est sale, c'est porno. Ouais, c'est le cas de le dire.&lt;br /&gt;La plume de Gudule (son pseudo sous lequel elle écrit des livres pour gosses) est folle. On ne se repose jamais durant la lecture. L'auteure joue avec nos sentiments, notre culpabilité ou tout simplement nos interdits. Elle va aussi loin qu'elle peut dans votre âme pour chercher puis trouver vos démons, les faire sortir et vous les exposer. La narratrice est moche mais l'âme humaine l'est encore plus. &lt;br /&gt;Rejoignez la folie.&lt;br /&gt;Baisez un cochon.&lt;br /&gt;Vous verrez, c'est tellement beau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-3771128909202044747?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/3771128909202044747/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=3771128909202044747' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/3771128909202044747'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/3771128909202044747'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2008/04/mon-me-est-une-porcherie-1998.html' title='Mon âme est une porcherie, d&apos;Anne Duguël (1998)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-6439162488408524067</id><published>2007-12-02T23:17:00.000+01:00</published><updated>2007-12-03T01:55:03.649+01:00</updated><title type='text'>All about Lily Chou Chou, de Shunji Iwai  (2001)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://farm3.static.flickr.com/2148/2081523683_8696da5f59.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://farm3.static.flickr.com/2148/2081523683_8696da5f59.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;All about Lily Chou Chou, de Shunji Iwai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettons nous d'accord. Il y a énormément de films que j'aurais aimé vous présenter ici. Seulement, je n'ai ni le courage ni les références nécessaires pour une telle épreuve. Aujourd'hui, c'est une exception. Ne croyez pas que c'est juste un petit film à la noix que j'ai pris au hasard pour m'entrainer à l'exercice de la critique, non. Ce film aurait mérité vingt fois le clavier d'Epikt ou les commentaires d'AK (et aussi un glop glop tant qu'on y est). Seulement ni l'un ni l'autre n'a le temps et il illustre aussi parfaitement les études que je mène sur mon blog en parallèle : premièrement sur mon tour du monde et notamment mon voyage au Japon et deuxièmement mon étude sur cette jeunesse déconnectée de la réalité et connectée à Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hasumi est un collégien fan de Lily Chou Chou, une chanteuse (qui, selon Epikt, est inspirée de Faye Wong). Il vit un cauchemar quotidien à cause de son -ancien- ami Hoshino. Ce dernier était un élève brillant, de bonne famille, gentil et sans histoire. En plus, il a la classe. Bref, le genre de petit con qu'on déteste voir dans la même classe que soi. Mais à cause de la faillite familiale, Hoshino sombre dans la dépression  et devient complètement différent. Un voyou ou une racaille, selon votre degré de sarkozisme, en tout cas, c'est devenu un petit caïd, un chef de bande. Inutile de vous dire que c'est lui mon personnage préféré.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2130/2081522313_107125bf79.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Hasumi se perd dans son monde pour se retrouver avec sa déesse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hasumi se fait souvent malmener par son ancien ami et sa bande. Introvertis et timide, il ne refuse jamais les ordres et ne fait que suivre les directives sans broncher. Il est perdu. Cependant, il anime en tant qu'admin un site internet sur la chanteuse Lily Chou Chou. C'est son refuge, son paradis. Ici, il communique, via les commentaires, avec les gens qui partagent sa passion. Vous êtes libre de faire ce que vous voulez ici, il faut juste aimer Lily, la déesse. Mais s'il ne supporte pas sa condition, ce qu'il ne sait peut être pas, c'est qu'Hoshino non plus ne supporte pas sa vie et trouve lui aussi son coin quelque part sur la toile.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2113/2082309104_26290a1a38.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les découvertes de la jeunesse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup de réalisateurs ont traités les thèmes autour de la jeunesse mais Iwai réussit à ne jamais tomber dans le piège de la dénonciation primaire. Les faits sont exposés, point. On n'a jamais l'impression de juger et on constate que chaque incident est finalement la résultante d'une insouciance de la jeunesse plus que de la méchanceté. Et quelque soit la violence de la scène, on plaint aussi bien le coupable que la victime. L'approche du réalisateur est toujours tendre mais les faits sont durs. Il n'y a pas d'exagération, pas de second degré, juste la réalité de l'image à l'état pur. Les scènes de pick pocket ou de vol introduisent le viol ou le bizutages, le spectateur est mal à l'aise. Ce n'est pas un film pervers. Même dans les scènes les plus violentes, on ne ressent pas de perversion de la part du réalisateur. C'est un film où à chaque scène on a envie de dire "oh putain, les batards" sans qu'on ne puisse détester quelqu'un. On a pitié de ces gosses, tous ces gosses. Il n'y a pas de méchant, pa de "bullies", pas de gentil et pas d'excuses bidons qui rejette la faute constamment à la société, aux adultes.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2405/2082306284_8780b07318.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;La belle photographie maquille la cruauté du monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, c'est bien de la société qu'il s'agit. Une société où on a oublié l'enfant, on l'a perdu. L'enfant est au centre du film, en fait, l'enfant est seul dans le film. Les adultes ne comprennent pas la situation, ils sont beaucoup trop loin pour ressentir la douleur de ces jeunes. Silence.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2318/2082306810_254be7e450.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;you see me, I see you, and I see you, you see me, You see me, I see you, and I see you, you see mee...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est presque muet. Beaucoup de passages ne sont que la transcription de commentaires sur le site d'Hasumi. On lit et peu à peu on plonge nous même dans le site : on fait partie intégrante du forum. On apprécie alors la musique de fond de Lily, sa voix donce, ses paroles étranges et... son Ether. Cette force qui réunit autour d'une chanteuse des personnes qui ne partagent pas les mêmes idées, qui ne se connaissent pas et peut être même qui se détestent. Mais lorsqu'il s'agit de leur idole, ils parlent le même langage, se comprennent, s'aiment et s'entraident. C'est la force d'internet. Cette capacité sans limite de permettre à chacun de trouver un point d'entente avec un autre. Hasumi pensait avoir tout perdu depuis cette année 1999 -sa fin du monde- mais en fait son ami a toujours été là, mais autre part.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2264/2081522955_dbdc6646d4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Violence, Humiliation, Depression... le bizutage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où Epikt et AK vous auraient parlé de plan de caméra, de découpage et autres technique de l'image, je dois vous avouer que tout ça me dépasse tellement. Pour moi, All About Lily ChouChou est un film lent, contemplatif où surgissent parfois des scènes violentes. C'est plus un défilement de dispositifs commentés qu'un film même. L'atmosphère est toujours la même, une sorte de dualité entre la douceur et la dureté. La photographie est magnifique, des fois irréelle. Une sorte de maquillage qui couvre la laideur et la cruauté du monde. Les acteurs sont classes (je susi fan d'Hoshino et de Kuno, qui est un peu l'alter ego d'Hasumi) et la musique... putain, c'est presque du Faye Wong !&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2014/2081519525_90553d7023.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Casser la clef du paradis, déchirer le droit de voir la déesse... la souffrance la plus grande est parfois bien au de là de ce qu'on imagine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le début du film, on sent comment ça va se finir et dès la moitié du film on sait comment ça se finira. Pourtant, lorsqu'on arrive à la fin, on se demande comment ça a pu en arriver là. On se rend alors compte à quel point c'est bien écrit et bien ficelé. Car la classique descente en enfer n'est pas explicite, la beauté des images arrondit les bords et alors que nos bambins volaient un CD dans une boutique pour se faire un peu d'argent de poche, ces mêmes bambins prostituaient leur camarade de classe. L'enfer est autour d'eux depuis le début mais ils ne s'en rendent compte que trop tard. Ce qui va sauver Hasumi et les autres, c'est le paradis et ça, ils l'ont découvert assez vite.&lt;br /&gt;Lilyphilia. Le site, le paradis où la chanteuse en est la déesse et Hasumi le gardien. le seul endroit sur Terre où ces jeunes peuvent trouver la paix et partager leur sentiment se trouvait sur Internet. Ils n'ont plus rien, ne leur privons pas de ce petit bout de toile. &lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2268/2082305156_436b2957bd.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Epikt adore l'actrice, moi je trouve que le personnage a la classe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film subtil qui dresse le portrait de la société Japonaise. Un film à voir absolument.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 480px; TEXT-ALIGN: left" alt="" src="http://farm3.static.flickr.com/2131/2081520701_92efc613cd.jpg" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;The rule here is you have to love Lily&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-6439162488408524067?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/6439162488408524067/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=6439162488408524067' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/6439162488408524067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/6439162488408524067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2007/12/all-about-lily-chou-chou-de-shunji-iwai.html' title='All about Lily Chou Chou, de Shunji Iwai  (2001)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://farm3.static.flickr.com/2148/2081523683_8696da5f59_t.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-158824237893613335</id><published>2007-11-03T23:02:00.000+01:00</published><updated>2007-11-12T15:30:51.771+01:00</updated><title type='text'>"The Last Witchfinder" (Le dernier chasseur de sorcières), de James MORROW (2003)</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/Rzhh735UY1I/AAAAAAAAAlc/L-nlrld3XDg/s1600-h/0060821795_01__SCLZZZZZZZ_.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131959456633217874" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/Rzhh735UY1I/AAAAAAAAAlc/L-nlrld3XDg/s320/0060821795_01__SCLZZZZZZZ_.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;"The Last Witchfinder" (Le dernier chasseur de sorcières), de James MORROW&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était il y a bien longtemps. Deux ans, je crois, peut être plus, lorsque Bidibulle me parla de ce livre. "Mike, lis ça, c'est chouette !"&lt;br /&gt;23 euros. Non merci. Avec mon budget étudiant, je ne pouvais me permettre cela... et j'ai eu bien tord.&lt;br /&gt;Car le soir de la sortie d'un certain bookbuster, je n'avais jamais aussi bien dépensé 10 euros. Non, je ne me suis pas acheté la couverture d'HP ou je ne sais quoi en relation avec ce petit con. Non, je suis tout simplement allé à ma librairie chérie pour me prendre un simple poche. Le Dernier Chasseur de Sorcières disait-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Mon Dieu&lt;/span&gt;. J'ai oublié de manger (et de dormir, optionnellement).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le talent de James Morrow ne m'était pas inconnu (La cité de Vérité, la trilogie de Jénovah), ce roman est de loin le meilleur que j'ai pu lire de lui.&lt;br /&gt;Dès le début, l'auteur nous prévient de quelques "détails" historiques qui ont été plus ou moins remaniés afin de correspondre au rythme de son Histoire. C'est une fiction avant tout mais en réalité, on s'en moque de le savoir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:courier new;" &gt;"&lt;em&gt;Mais un jour le monde relèvera que E=mc² vous laisse 120 000 civils japonais sur le carreau, alors que F = ma, vous envoie patiner sur un lac gelé par une nuit d'hiver..." &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;L'histoire débute en Angleterre au moment où un certain Isaac Newton publie son fameux &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;i&gt;Philosophiae naturalis principia mathematica. &lt;/i&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Une jeune fille de Piqueur, Jennet Stearne apprend les premières règles de multiplications avec sa tante Isobel tandis que son frère, Dunstan, suit les traces de papa. Peu à peu, elle est prise dans un conflit entre la raison et la croyance dans lequel elle va finalement choisir le camp de la Science mais non sans difficultés. Et c'est ce périple vers la Lumière que nous conte... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:courier new;" &gt;"&lt;em&gt;Ce n'est qu'un de ces mystères de l'Univers&lt;/em&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;... le livre ! Oui, le narrateur est &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Philosophiae naturalis principia mathematica &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:courier new;" &gt;himself ! Alternant les aventures de Jennet et ses "bavardages" (dans lesquels on comprend que c'est l'auteur qui parle), la lecture se fait simplement à travers les 3 grandes parties qui se distillent dans 12 chapitres. S'il est question, parfois (surtout vers la fin), de quelques exemples d'applications physiques, de pas mal de concepts philosophiques, de beaucoup de théologie et d'un sacré paquet d'Histoire, le texte ne vise pas du tout l'over-nerd abonnés à tous les flux RSS concernant ces thèmes (hein, vous vous reconnaissez...). L'humour omniprésent, l'intrigue passionnante, la psychologie des personnages et le choix des mots permettent à n'importe qui de suivre ce...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Dans toutes vos liaisons amoureuses, préférez plutôt les femmes mûres aux jeunes filles... car elles ont une plus grande connaissance du monde&lt;/em&gt;."&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;... voyage. Un voyage à travers le paradoxe. Un traité aussi grotesque que celui sur la Sorcellerie -qui va donner lieu à un nombre ahurissant d'exécutions- en plein dans le siècle de la glorieuse révolution anglaise et l'avènement des Lumières.&lt;br /&gt;Un voyage à travers le temps où le lecteur se fait un plaisir de rencontrer, ou découvrir tout simplement, Newton, Franklin Benjamin ou encore Montesquieu. Car l'une des grandes force de ce texte est aussi la bonne documentation de l'auteur qui a permis de croiser, avec plus ou moins de rigueur, le destin de ces Grands Hommes. D'ailleurs, juste après avoir finis ma lecture, je suis allé sur wikipedia lire la bio des personnages présentés et c'est ainsi que j'ai pu réviser certains chapitres d'Histoire que j'ai &lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;hommis &lt;/span&gt;d'apprendre :) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:courier new;" &gt;"&lt;em&gt;Tout le monde reconnaît à l'Esprit des lois de Montesquieu et au Candide de Voltaire de personnifier ce qu'on a appelé l'âge de raison (même si ces deux livres peuvent pas se voir, et leurs auteurs de même), mais cela n'empêche pas la raison et la rationalité de compter parmi les concepts les plus confus qu'aient jamais imprégné la civilisation occidentale&lt;/em&gt;."&lt;/span&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold;font-family:courier new;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre qui traite d'un sujet d'actualité (qui sera, malheureusement, toujours d'actualité même), très bien écrit mais qui souffre parfois de gros clichés : les Indiens à la Disney, des "méchants" très... méchants, des pirates [des caraïbes], des Américains très cons -si, c'est un cliché, chut-... bref, on a l'impression de lire des pages de caricatures.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;&lt;strong&gt;Malgré ce petit défaut -sieur AK n'a pas aimé ce livre à cause de ça mais lui, il n'a pas de goût-, Le dernier chasseur de sorcières reste une superbe expérience.&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-158824237893613335?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/158824237893613335/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=158824237893613335' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/158824237893613335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/158824237893613335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2007/11/last-witchfinder-le-dernier-chasseur-de.html' title='&quot;The Last Witchfinder&quot; (Le dernier chasseur de sorcières), de James MORROW (2003)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/Rzhh735UY1I/AAAAAAAAAlc/L-nlrld3XDg/s72-c/0060821795_01__SCLZZZZZZZ_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-2887582549337565144</id><published>2007-03-18T20:32:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T23:02:07.492+01:00</updated><title type='text'>Dr Adder, de K.W. Jeter - par A.K. [part 1]</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Adder c'est un peu comme la bible, avec plus de sang, plus de pute, plus de violence, un héros et des personnages secondaires charismatiques, un scénario qui claque sa chatte... en fait, si je la compare à une bible, c'est tout simplement parce qu'elle a pris sa place dans le tiroir de ma table de nuit... que dis je ! Sur ma table de nuit ! Bah oui, c'est un livre qu'il faut relire de temps en temps histoire de se remonter un peu le moral.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Bref, voici donc - enfin - LE Jeter. Et qui d'autre que le [censuré] - AK, celui qui m'a présenté ce livre pour la première fois - pourrait nous le présenter ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;C'est donc avec le plus grand honneur que je (en réalité, c'est Epikt qui a tout fait question mise en page...) publie aujourd'hui l'article/critique sur cette oeuvre indispensable.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;PS : je n'ai pas le droit d'en écrire trop car AK et Epikt me censurent les bâtards... &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;[et au passage les bâtards corrigent les fautes d'orthographe autant que faire se peut - note de Epikt] &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;putain, se faire censurer sur son PROPRE blog par des guests.... c'est ça le capitalisme :/&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; text-decoration: underline;"&gt;Dr Adder – K.W. Jeter – 1984&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Edition française : Denoël / Présence du Futur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;img alt="" src="http://doonaddict.free.fr/blog/adder/dr-adder-jp.jpg" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;"[Adder :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Toute ma vie j’ai voulu que le monde, le monde entier ait besoin de moi, vienne vers moi, me supplie, m’aime, m’adore ! Et j’y étais presque arrivé ! Et je voulais juste ça pour… juste pour… parce que je m’imaginais que si j’y parvenais, je pourrais dire à tout le monde en même temps, à L.A., à Orange County, au monde entier, d’aller se faire foutre !&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;Le jeune homme et la ville&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Voici des photos de femmes typiques de L.A. (Il les tendit à Limmit) Regardez-les et désignez celles sur les genoux desquelles vous aimeriez le plus et le moins vous installer pour un long voyage en chemin de fer.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;- Il n'y a plus de trains.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;- Juste. Et certaines de ces femmes n'ont plus de genoux.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;E. Allen Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;abandonne sa campagne natale et l’Unité de ponte de Phoenix, où il traînait un job tranquille de gardien du bordel (des poules mutantes y font office de prostituées). La raison : il ne sait pas vraiment. Il doit aller délivrer une mallette au contenu secret à un certain &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;à &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Los Angeles&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;y voit là une occasion de quitter cet endroit qui le mine, cet endroit qui lui rappelle trop son père, le célèbre inventeur &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Lester Gass&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Los Angeles&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, ville cancéreuse qui s’étale au pied d’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Orange County&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; – le refuge des derniers riches –, ne tient plus que par deux choses : la télévision et le sexe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La télévision, c’est l’évangéliste &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;John Mox&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; qui s’en occupe. L’écran terne de ses moniteurs s’est répandu dans tout &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L.A.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, des écoles d’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Orange County&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; aux quartiers miséreux de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Zone-Rat [1]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le sexe, en revanche, c’est l’affaire du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. Et son royaume l’Interface, où traînent ses plus belles créatures, tout droit issues de fantasmes de ses clients, tout droit issues de vos fantasmes – enfin tout droit, c’est vite dit, avec une jambe en moins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte2"&gt;&lt;/a&gt;Car les désirs les plus enfouis dans le cerveau des gens, ce sont des putes amputées, des putes à la chatte modifiée pour satisfaire le moindre de vos désirs – des désirs que le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; a extirpés du cerveau de ses clients au moyen d’une drogue (l’A.D.R. [2] mise au point par &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Lester Gass&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;) et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;créés &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;avec son scalpel et son talent de chirurgien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce genre de perversions n’est évidemment pas pour plaire – en théorie – aux fondamentalistes de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;John Mox&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; qui dépêchent régulièrement ses troupes, les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Forces Morales&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, dans l’Interface, histoire de nettoyer un peu la merde d’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La confrontation entre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Adder &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Mox &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;s’intensifie alors que débarque &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, inconscient de véhiculer, dans sa mallette, une arme destructrice (oubliez le rayon delta) fabriquée par son père et qui risque de faire pencher la balance. Le tout est de savoir de quel côté…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Merde, fit Limmit, écœuré. Je suppose que je vais diriger un commando suicide composé des putes estropiées survivantes, armées de vos vieux scalpels contre le quartier général de Mox à Orange County. Et si j'en reviens, vous me nommerez président de votre fan-club, c'est ça ?&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte3"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="addertexte4"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout le monde a une histoire d'horreur à raconter.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; [3]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;c’est un peu un reflet de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. C’est déjà en dire beaucoup puisqu’on ne sait rien ou presque de cet écrivain discret, l’un des plus marquants de la fin du siècle dernier. Comme lui, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;est réservé ; il dévoile peu de choses de son passé. Tout juste ressent-on la présence lourde du fantôme de son père – un rapport au père qui persistera dans toute l’œuvre de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. Derrière ce ressentiment, vogue également un dégoût de la vie campagnarde, de ses petites histoires et de ses putes bon marché. La relation qu’entretient &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;avec les poules rappelle sa nouvelle bouleversante « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;La première fois&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; » [4] où &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;projetait sur le papier sa rage et ses larmes après sa première expérience avec une prostituée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ces prostituées, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;les retrouve en pire dans la jungle urbaine et déliquescente de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L.A.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; : des jeunes filles sans avenir qui se laissent bercer par un doux rêve et les mains agiles du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, et qui finissent par se pervertir en les pires créatures issues de l’inconscient reptilien des consommateurs de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l’Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Mon truc c'était les doubles amputées, tu vois, la façon dont tu peux faire rouler leur p'tit cul sans jambes dans tous les sens.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Qui sont les plus pathétiques ? Les filles victimes de leur idiotie congénitale ? Ou leurs clients victimes de l’endoctrinement de cette société consommatrice, et de leurs propres cerveaux en voie de décomposition morale ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et quel clan va rejoindre &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;? Celui du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, de cette fascination envers la représentation du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;pouvoir &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;sur ce monde postapocalyptique ? Celui de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Mox&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, de cette idée matraquée d’une société bien rangée ? Ou entre les deux, parmi ces clans oubliés qui survivent tant bien que mal dans les égouts, ou au sein des forces militantes oeuvrant pour les pauvres par la voie des armes – le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Front anti-siège&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; – ou par une assistance humanitaire – &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;mère Souffrance&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Aucun, car &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;s’en branle et aimerait bien qu’on lui foute la paix.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Après tout, en qui avoir confiance ? En &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Droit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, l’informateur toujours au bon endroit au bon moment ? En &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;KCID&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, le pape énigmatique et devin d’une radio libre ? Ou en cette étrange rumeur qui raconte qu’un &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Visiteur &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;venu de l’espace attendrait son heure dans un recoin sombre de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L.A.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Comme &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;est débecté par toute cette merde urbaine, de tous ces trucs qui partent dans tous les sens comme une éjaculation mal contrôlée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte5"&gt;&lt;/a&gt;Premier volet de ce qui sera considérée a posteriori, par &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, comme sa trilogie du jeune homme qui vient en ville, « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; » est un coup de gueule direct, sincère et violent d’un jeune homme amer et déjà lucide devant cette société de façade, devant la connerie innée de son peuple et devant ses propres échecs, devant l’échec annoncé de sa vie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Toute l’œuvre de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;K.W. Jeter&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; tourne autour de ce constat d’échec devant lequel il est difficile, chaque jour de ne pas sombrer, de ne pas devenir une ombre de plus, errant [5] dans les impasses de plus en plus nombreuses que se construit toute seule, comme une grande, l’humanité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;Suivez mon ombre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;La vie n'est rien d'autre que la branlée qu'on prend avant de mourir.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La structure du roman est simple et si elle souffre de défauts de rythme et d’inégalités dans le traitement des différents passages (rappelons que c’est le premier roman écrit par &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;), elle reste très efficace pour illustrer le cheminement de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La trame narrative repose sur le road movie de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;au sein de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Los Angeles&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Entrecoupée régulièrement par des scènes parallèles qui s’attachent aux personnages croisant le parcours de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, l’intrigue est une succession de visites des lieux représentatifs de L.A. ou plutôt de la cité symbolique de la ville moderne. À chacun de ces lieux, on peut associer l'un des choix de vie qui s’offre à vous quand vous « venez en ville » (autrement dit quand vous quittez le giron familial pour affronter le monde).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour ceux qui se perdent facilement, le plan de la balade // bataille :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L’Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; -&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Chez Mary&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; -&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;La Ligne-Cloaque&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; -&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Orange County &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;-&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Zone-Rat&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Sombrer &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;// &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Lutter &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;// &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Se cacher&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; // &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Accepter &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;// &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Crever&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;L’Interface // Ici, point de salut&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Leslie a fait installer un poste dans le plafond. Comme ça, elle peut regarder et baiser en même temps.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Comme une rigole courant le long du mur d’une station de métro pour permettre aux clodos d’uriner sereinement, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l’Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; s’étale à la périphérie sud de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L.A. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;pour ramasser tous les déchets qui semblent s’y déverser sans fin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est là que l’âme de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L.A. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;et des habitants prend vie ; là que tous les fantasmes deviennent réalité ; là où les gens boivent, baisent, oublient pour finir par sombrer la gueule fracassée sur le trottoir. C’est évidemment le lieu idéal pour y trouver, bien en vue de tous, l’office du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lieu de perdition qu’on retrouvera dans « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;NOIR &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;» (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l’Angle&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;) et dans « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;La Mante&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; » (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;la Zone&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;), &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l’Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; offre à ses habitués cette sensation (illusoire) d’exister au-delà des barrières rigides imposées par une certaine idée de la vie. Des jeunes filles qui y perdent leur vertu tout autant que leurs rêves, aux consommateurs pour qui leur vrai moi intérieur peut enfin s’exprimer en une résonance concrète, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l’Interface &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;devient le succédané d’une société qui n’a plus rien à offrir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte6"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Malheureusement, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l'Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; n'a rien à offrir non plus, si ce n'est la fin de vos espérances. Les filles venues y trouver une force, de quoi briller, finissent par se fragiliser et flétrir [6].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Parce que ça suffit pas d'avoir été une connasse et une pute typique des collèges d'Orange County pour devenir une pauvre pute typique de L.A. Ta chute, ta dégradation ne serait pas assez dure. Pour toi, il faut qu'elle soit exceptionnelle, qu'elle se produise du haut de l'échelle vers le cloaque le plus immonde que t'aies vu dans ces grotesques shows télé de Mox qui excitent tant les idiotes autodestructrices comme toi. Écoute-moi bien… vous êtes toutes pareilles ; t'es pas exceptionnelle ; t'atteindras pas le fond, il est en dessous de tout ce que t'atteindras jamais ; et, en définitive, t'en sauras pas plus que quand t'étais un gentil petit bébé suçant son pouce sur les genoux de son papa à Orange County.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'image la plus marquante à ce sujet est celle du &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Dr Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; utilisant, en pleine fusillade, une de ses putes comme bouclier humain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pénétrer dans &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l'Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, c’est tourner le dos à cette société figée, décider qu’on ne peut rien y changer, et finalement accepter de sombrer, de renier son humanité et sa dignité. Cette attirance pour le mal (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Adder&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, la vipère) – ou plutôt pour un mal défini comme l’opposé de la morale établie – ne mène au final à rien, si ce n’est à la destruction et à la mort. Cette destruction trouve son apogée dans les scènes d’émeutes entre les &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Forces Morales&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; et les habitués de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l’Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, et la mort dans la "métaphore vivante" finale où &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l’Interface &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;est représentée comme un fleuve de morts-vivants d’où &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;essaye péniblement de s’extirper.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Le pseudo-Interface semblait s'étirer à l'infini dans les deux directions, fleuve grouillant de cadavres bordés de chaque côté par le flot incessant des macs et des putes ressuscités.(…) Je ne peux pas traverser, les cadavres vont s'emparer de plus en plus du monde, jusqu'à ce que les trottoirs soient déserts et que la rivière de pus déborde et engloutisse tout, moi, les immeubles ; puis ça sera la fin.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pourquoi &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;ne se laisse pas couler parmi les immondices charriées par &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;l'Interface&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;À cause du souvenir, à cause d’un souvenir ; à cause d’une femme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;Chez Mary // Comment j’ai arrêté de croire en toi (et en moi)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Il savait ce que représentait pour elle la vie de révolutionnaire : du bon temps avec des objectifs hautement moraux et une touche de fatalisme donquichottesque. Parfois, les regardant chanter de vieux chants de guérilleros cubains autour du feu de camp, il les soupçonnait, elle comme les autres, de s'être engagés là-dedans uniquement pour s'amuser. De souhaiter que cette lutte ne cesse jamais, peu importe qu'ils soient vainqueurs ou vaincus, parce qu'ils ne retrouveraient nulle part un truc aussi excitant. Toutefois, survenait le matin, et il s'apercevait qu'il n'en était rien. Que Mary était prête à mourir pour sa vision d'une humanité lointaine, allant même jusqu'à croire en la validité de ses propres actions. Mais pour quels résultats ? Ces actions n'étaient sans doute même pas appréciées de ceux qui étaient censés en être les bénéficiaires, douillettement installés dans leurs gigantesques complexes résidentiels des deux côtés, ni même considérées autrement que comme de légères nuisances par leurs adversaires.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Rarement chez &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;, un personnage féminin n’aura semblé si fragile – la seule comparaison recevable serait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;November &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;dans « &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;NOIR &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;». Dès qu’elle apparaît, une mélancolie suinte de l’écriture, des regrets et des larmes se dénudent sur le pourtour de chaque virgule. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Mary &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;représente pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;cette existence qu’il aurait pu / dû / aimé vivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Membre d’un groupe révolutionnaire, elle fascine tout autant qu’elle attriste &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;dans son dévouement farouche à lutter en ce en quoi elle a foi. Car s’il partage les causes dont elle se revendique, il n’a plus la force et le courage de les défendre. L’expérience, la lucidité et sans doute un pessimisme achevé par une vie pourtant encore courte font que &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;sait que le combat de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Mary &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;n’aboutira jamais. Même s’il a conscience de la nécessité d’un tel contre-pouvoir, il est devenu fataliste devant l’accélération de la dégénérescence ambiante, devant l’ampleur des sacrifices à faire pour si peu de résultats.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte7"&gt;&lt;/a&gt;Ce personnage renvoie aux actions militantes qu’a menées &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;pendant ses études et au-delà [7], actions que &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Jeter &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;semble avoir laissées de côté au fil de son existence, comme ici &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;. Malgré ce rejet, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;garde une affectation profonde et belle pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Mary &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;– avec qui il a été amant / dont il a épousé la cause – car elle représente tout ce que en quoi il aurait aimé continuer de croire : croire que vos actions ont en sens ; croire qu’une vie amoureuse simple est possible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Mary &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;symbolise pour lui cette quête d’une âme sœur inaccessible avec qui tout peut prendre un sens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:85%;" &gt;Il se retourna et crut deviner ce que ce bizarre sourire, teinté de tristesse, signifiait, même perçu d'aussi loin, qu'elle l'aimait trop pour le retenir, qu'elle avait déjà vu trop d'êtres aimés la quitter ainsi, de cette manière dont on quitte seulement quelqu'un qui vous aime. Il se mit cette fois à courir. Il trébucha et, hors d'haleine, tomba lourdement, s'écorcha les mains. Il pressa ses paumes contre ses lèvres, suçant la poussière et le sang qui suintait de ses coupures, puis il se releva et poursuivit son chemin.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;Limmit &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;a tourné le dos à cette illusion qu’il n’a même plus la force de maintenir ; il n’a plus qu’à fuir et se réfugier dans les égouts de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:85%;" &gt;L.A.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a href="http://unknowers.blogspot.com/2007/03/dr-adder-de-kw-jeter-par-ak-part-2.html"&gt;lire la suite de l'article&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-2887582549337565144?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/2887582549337565144/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=2887582549337565144' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/2887582549337565144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/2887582549337565144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2007/03/dr-adder-de-kw-jeter-par-ak-part-1.html' title='Dr Adder, de K.W. Jeter - par A.K. [part 1]'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-8410877199653841061</id><published>2007-03-18T20:09:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T23:09:09.299+01:00</updated><title type='text'>Dr Adder, de K.W. Jeter - par A.K. [part 2]</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;[&lt;a href="http://unknowers.blogspot.com/2007/03/dr-adder-de-kw-jeter-par-ak-part-1.html"&gt;lire le début de l'article&lt;/a&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;La Ligne-Cloaque // Le bonheur c'est simple comme une bonne baise&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Droit :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Expansion dans toutes les directions, comme un cancer. Catacombes, labyrinthes, cavernes, saloperie de dédale d'anciens égouts, abris antiatomiques, complexes d'habitations souterraines, réseaux de transit-express abandonnés, entrepôts, tunnels et boyaux communicants empilés les uns sur les autres, caveaux, cathédrales et abysses. Tout ça sous terre. Quand on connaît le chemin, on peut aller partout où on veut sur la Ligne-Cloaque comme on l'appelle. Il y a aussi des gens là-dessous, des solitaires et des tribus des égouts. Croyez-moi, tous les frappés de L.A. ne sont pas en surface.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Calquant l'adage désuet "vivons heureux, vivons cachés", &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;dépeint une société alternative qui s'est fondée sous la ville. Peuplée de marginaux, elle finit par reproduire les mêmes erreurs que sa jumelle et les clans qui s'y étaient formés dépérissent. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bandita la princesse des Gitans des égouts du West Side&lt;/span&gt;, qui guide &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit&lt;/span&gt;, n'est plus que la princesse d'une communauté réduite à elle seule.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Bandita :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis la dernière. Après la mort de Jezzy, ils ont tous été massacrés par les Reines des vidanges de l'East Side. Sauf moi.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;reprendra ce principe d'une société de laissés pour compte qui peu à peu en est venue à s'autogérer, notamment dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Instruments de morts &lt;/span&gt;» où le peuple du bas régresse au point de chasser le cochon sauvage, et « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;», où les clochards deviennent une classe reconnue dans le fonctionnement de la ville.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans chacun des cas, cette société reconstituée sombre rapidement à son tour, dominée par les mêmes pulsions de violence et de sexe (le J'ai faim tatouée sur la cuisse, près de la chatte, de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bandita &lt;/span&gt;; la partouse géante dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;»).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Bandita :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il a un truc avec la baise et la vidange, peut-être que c'était ça qu'il faisait quand il a été emporté par le flot. Je suis restée un peu avec lui, mais il devenait tous les jours de plus en plus frappé. Tu comprends, j'aime bien la nouveauté, mais me foutre la tête sous une bouche d'égout, me prendre par-derrière et me fouetter avec une botte en caoutchouc en gueulant "Ça pue comme de la merde", il voulut plus faire que ça.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La visite de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;se conclut sur la mort pathétique, hors champ, de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bandita&lt;/span&gt;. La fuite ne sert finalement qu'à aller mourir ailleurs, dans l'ombre, un peu plus dignement qu'en surface.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quittant ce lieu moribond, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;est repêché par les membres de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'Oeuvre pour le Fils Prodigue&lt;/span&gt; d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Orange County&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;Orange County // Résurrection et mort du fils prodigue&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu sais pas ? fit Edgar. C'est lui le fils prodigue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Vraiment ? fit la fille. (Elle effleura la braguette de Limmit.) Bienvenue à la maison.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Orange County&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Oubliez « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;American Beauty&lt;/span&gt; », ou alors repeignez tout en gris et empaillez les roses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Portrait syncopé d'une société qui a oublié d'être, où les individus sont complètement isolés les uns des autres, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;se retrouve vite out à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Orange County&lt;/span&gt;, pas du tout à sa place alors que c'est l'endroit le plus calme, le plus paisible, sans problèmes apparents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Prenant comme point d?appui la famille &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Endpoint &lt;/span&gt;(patronyme aux connotations terminales), &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit&lt;/span&gt; découvre la détresse des enfants et des parents.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les adolescents sont perdus pour la cause, égarés dans la fascination du nouveau monde : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'Interface&lt;/span&gt; et son dieu le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt;. Les étudiants s'échangent des photos du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; comme on deale de la drogue. Leurs cours sont même professés par des téléviseurs sous contrôle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle l'évaluait, même maquillage bleuâtre, genre meurtrissures, sous les yeux, et sur la pointe d'un sein nu, à peine pubère. Limmit lui sourit tristement ; il avait remarqué que la moitié des filles étaient pareilles à celle-là et l'autre à Mrs. Endpoint, mécaniques et hébétées. Ces dernières s'étaient contentées de passer devant eux, portées par le flot, sans s'arrêter.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Comme dans quasiment toute l'oeuvre de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter&lt;/span&gt;, les mères sont absentes : il n'y a plus de procréation ; la société est devenue stérile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les pères, eux, se rassemblent en association et vadrouillent dans les égouts à la recherche du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fils Prodigue&lt;/span&gt;, à la recherche de leurs enfants que la société leur a volés (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Endpoint &lt;/span&gt;va jusqu'à se faire appeler Papa par sa pute).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon garçon", déclara-t-il, très démonstratif, "je suis ton père."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Limmit referma sa paupière avec lassitude. Cette saloperie de L.A. est pareille du haut jusqu'en bas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Mon cul, oui", fit-il.&lt;/span&gt;" [8]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ni coupables, ni innocents dans cette perte, ils apparaissent surtout comme de pathétiques victimes de leur propre résignation. Conscients de cette perte, ils sacrifient eux-mêmes les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fils Prodigues&lt;/span&gt; qu'ils se créent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;touche le fond quand ils découvrent que les adultes vont jusqu'à dévoyer les anciens territoires de jeux de leurs enfants en bordels sophistiqués (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Disneyland &lt;/span&gt;se muant en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sexoland&lt;/span&gt;), reproduisant inconsciemment les travers d'une &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'Interface&lt;/span&gt; qu'ils conspuent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il sentit comme une légère caresse à l'intérieur de sa cuisse. Il baissa les yeux et sursauta ; la pute était un simulacre d'amputée. Elle avait posé une main sur l'épaule d'une autre automate pour conserver son équilibre tandis qu'elle frottait le moignon de sa jambe droite (une jambe qui, d'ailleurs, n'avait jamais existé, pensa Limmit) contre lui. Il nota alors une nouvelle preuve de toute l'attention qui avait été portée aux détails. Juste au bord du moignon, là où l'équivalent en chair et en os de la pute synthétique aurait eu son tatouage représentant une tête de serpent grimaçante. Il y avait la propre marque du parc d'attractions. Une petite tête de souris, deux cercles noirs parfaits pour oreilles, qui souriait d'un sourire follement amical avec un petit nez rond et des yeux largement écarquillés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et voilà, se dit Limmit. Le désespoir et une violente nausée lui tordirent les entrailles. Je ne sortirai plus jamais d'Orange County. Je vais mourir ici, mais je vais continuer à marcher. Je serai mort, je m'installerai ici, à Orange County, j'épouserai une fille abrutie par la télé et les barbs et, ensemble, nous élèverons des enfants anonymes tirés de son corps comme des miches de pain pendant qu'elle reposera, inconsciente, four béant et décervelé. Les week-ends, on les amènera à Sexoland comme n'importe quelle famille d'Orange County. Et personne ne saura que je suis mort avant que mon corps en décomposition ne commence à partir en lambeaux. Ici, devant cet ersatz de pute en mousse de caoutchouc. Ma bite pourrissante va se casser dans son con de polyéthylène.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Accepter ce monde, c'est accepter de se taire et de perdre tout ce en quoi vous tenez. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;a perdu la foi, mais il n'a perdu son reliquat de conscience et de dignité pour accepter cette finitude sociale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et après, qu'est-ce que tu vas faire ? demanda Limmit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je sais pas, répondit l'ado en secouant la tête. Je crois que je peux facilement me planquer, ou en bas dans les égouts ou ici chez mes potes pendant un certain temps. (Il se tut un instant, puis reprit doucement.) J'ai toujours cru qu'un jour je pourrais aller sur l'Interface, ou même à Zone-Rat. Foutre le camp d'ici. Mais maintenant, à quoi bon ? (Il se tourna vers Limmit, la lueur verdâtre du tableau de bord éclairant ses joues luisantes de larmes.) Il reste plus rien. Pour personne.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Retour au point de départ, en fin un poil plus loin, dans les décombres de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Zone-Rat&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;Zone-Rat // Ferme les yeux et va donc regarder la télé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Limmit :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Qui sont ces types ? (...)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;[Mary :] Des mecs qui fouillent les ordures (...) Des vieux débris et des infirmes qui débarquent de Zone-Rat à la recherche de n'importe quoi, pièces de monnaie, pilules ou n'importe quelle merde qu'ils peuvent s'enfiler sur place. Tout ce qui est vendable, ils le ramènent dans les taudis&lt;/span&gt;."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;a peu de temps à consacrer à cette zone morte remplie de gens qui devrait être morts (qui renvoie à la terre des morts dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;» où les morts sont maintenus en vie tant qu'ils n'ont pas honoré l'intégralité de leurs dettes). Une horreur viscérale l'étreint face à ce lieu et il n'y reste que pour la conclusion de son périple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'en peux plus. J'arriverai jamais à sortir d'ici ; je vais craquer avant? je vais rester ici pour toujours, comme Adder. Elle s'occupera de moi, me nourrira à la cuillère et me torchera le cul. Mes dents vont tomber, et mes cheveux, et mes bras vont se ratatiner et tomber aussi, et mes jambes et je vais devenir un intestin géant de bébé, pareil à une limace rose, avec à un bout une bouche ouverte dans laquelle elle fourrera les céréales molles et à l'autre un anus ouvert avec un seau en dessous qu'elle videra toutes les heures. Aveugle, impotent, vagissant, vomissant?&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est en recherchant le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder &lt;/span&gt;dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Zone-Rat&lt;/span&gt;, que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;va découvrir le stade final de la décomposition humaine. Ce stade est à la fois porteur de la déchéance du présent, mais aussi des germes d'un avenir peut-être pas meilleur, mais tout au moins possible : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mélia&lt;/span&gt;, la petite fille aveugle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Limmit qui l'observait sentit le changement silencieux qui s'était opéré sous ce visage en lame de couteau. Quelque chose semblait en avoir irrévocablement émoussé les tranchants.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L.A.&lt;/span&gt; est devenue tellement laide que même les enfants y sont aveugles. Le pire dans le destin de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mélia&lt;/span&gt;, dans ce monde de "noir et de silence", c'est qu'elle continue de passer ses journées à regarder la télévision.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Adder :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je regardais tous les feuilletons, au point que je n'arrivais plus à distinguer ces histoires de familles les unes des autres ; elles s'étaient fondues en une espèce d'entité collective géante, comme une méduse composée de milliers de plus petits organismes. Les tentacules pères souriaient aux tentacules mères qui, à leur tour, souriaient aux tentacules enfants. Et tous, ployants et tâtonnants, allaient à leurs aventures quotidiennes. Qui devaient être hilarantes à en juger par les rires hystériques qui accompagnaient chacun de leurs gestes, mais qui, pour moi, ressemblaient aux acteurs d'un film étranger s'exprimant dans le langage inconnu d'un opéra tragique. Toujours et toujours la même chose : les rituels.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais la mutation de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mélia &lt;/span&gt;va changer la donne. Comme si elle finissait par apprivoiser les rituels de la société moderne, elle va comprendre ce nouveau langage, et à partir de là, le contrôler pour s'en défaire. Les pouvoirs issus de son infirmité lui permettent ainsi de retourner les armes de l'endoctrinement (la télévision, le réseau...) à son propre compte. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;reprendra ce thème de l'enfant mutant sauveur notamment dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Instruments de mort&lt;/span&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;réalise au final qu'il n'est qu'un élément de la stratégie de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mox &lt;/span&gt;("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;une excellente soupape de sécurité.&lt;/span&gt;") ; et que leur face-à-face ne peut qu'aboutir à un non-lieu ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mox et [Adder] s'annihilent mutuellement. Ils sont de force égale.&lt;/span&gt;"). La seule solution est d'opposer à ce présent stagnant centré autour de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mox &lt;/span&gt;: le futur personnifié en &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mélia&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Il est intéressant de noter que le contact physique entre &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mélia &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;se fait au travers de l'arme d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder&lt;/span&gt;. Manière de dire que le changement ne se fera pas sans armes, mais aussi acte de pardon accordé à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;pour avoir osé se nantir d'une telle arme.&lt;a name="addertexte9"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La petite fille aveugle va donc offrir son pouvoir à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;? par un simple acte d?empathie ?, lui permettant ainsi de remporter son duel contre &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mox &lt;/span&gt;; affrontement à l?issue duquel elle mourra. Et si la morale de « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; » était là, dans cette idée que quelque chose pourrait rejaillir de cette merde, mais que nos enfants que nous avons rendus mutants devront se sacrifier pour nous ? [9]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout va à nouveau changer, c'est ça que disent les flammes.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La révolution attendue par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mary &lt;/span&gt;risque donc de se produire (les "limites" ont été franchies), comme l'indique la dernière phrase du roman (avant l'épilogue dédié à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder&lt;/span&gt;) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et toi, quels sont tes plans ? demanda [Mary] avec calme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je vais peut-être rentrer à Phoenix", répondit [Limmit], soutenant son regard. "J'ai plus grand chose à faire ici. Rien je suppose. (Il secoua lentement la tête.) Je sais pas. Tout est possible maintenant."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dehors, au-delà des ruelles, les bruits se firent plus forts.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est sur ce paradoxe de la vie naissant là où les gens meurent, que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;nous quitte en une fin ouverte. Peut-être a-t-il compris au terme de son voyage, que vivre n'est pas essayer de s'insérer dans l'un des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rituels &lt;/span&gt;de la ville, de copier un parcours existant, mais plutôt de se façonner son propre parcours, de s'inventer son propre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rituel&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;Et le Dr Adder dans tout ça ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Déjà le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; il a suffisamment de clients pour se permettre de vous défoncer le cul si ça lui chante, alors vous allez lui parler autrement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bon. Dans toute l'oeuvre de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter&lt;/span&gt;, est présent un double du personnage principal. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Michael &lt;/span&gt;dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Mante&lt;/span&gt; », &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The Night man&lt;/span&gt; dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Drive-in&lt;/span&gt; », les Errants dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;», et cætera. Le plus emblématique de ces doubles, et l'originel en quelque sort, est le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; (qu'on retrouvera clonés en plusieurs exemplaires dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;»).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Adder :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je n'avais jamais réalisé auparavant à quel point toutes mes actions n'avaient été que la conséquence d'une sorte de furie sans nom qui m'habitait, comme si toutes mes manifestations visibles n'étaient que les simples résultats d'une tempête intérieure.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte10"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="addertexte11"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a name="addertexte12"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;est le double fantasmé de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;[10] : c'est le fils que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;n'a pas voulu être ; comme &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit&lt;/span&gt;, il a sa &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mary /&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mère Souffrance&lt;/span&gt; [11]. Et il s'impose évidemment comme celui de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;[12] (le visage en lame de couteau).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Sombrer dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'Interface&lt;/span&gt;, accepter de se laisser commander par ses pulsions primitives, ses fantasmes et devenir en rêve un être différent, à la perception améliorée, aux pouvoirs supérieurs, aux capacités qui permettent de s'extirper d'un destin préformaté insipide. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;est l'incarnation ultime de tout cela : du pouvoir, de la fascination d'un univers de violence et de sexe, d'un monde où les pulsions du cerveau instinctif auraient pris le dessus sur celles du cerveau rationnel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Adder :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Interface, c'est moi, allongé qui bande, la queue plantée jusqu'à la garde dans les vagins souterrains de L.A. Etre un dieu ! Putain, j'adore ça !&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte13"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Cette lutte constante entre sombrer / ne pas sombrer ; rester l'homme qu'on est dans toutes les limites [&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit&lt;/span&gt;] [13] que cela sous-entend ou devenir l'être faussement supérieur, mais plein de promesses qui sommeille en nous. Devant tout ce merdier, comment ne pas renoncer à toute rationalité et laisser sa conscience abdiquer ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte14"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans ce roman, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;/ &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;envoie son double fantasmé lutter contre l'incarnation de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mox &lt;/span&gt;(immatérielle elle aussi) qui concentre en lui tout ce que l?auteur déteste dans la société moderne et ce qu?elle implique de règles et d'étiquettes ("[Adder :] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Petit, j'avais eu ce qu'ils appellent des problèmes d'adaptation&lt;/span&gt;" [14]). En puisant dans sa part noire, en lui donnant vie, il éradique l'icône de cette société moderne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte15"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"[Limmit :]&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Allez vous faire foutre, Adder. Vous êtes mieux en fantasme gravé dans les mémoires qu'en réalité vivante.&lt;/span&gt;" [15]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au final, l'au revoir distingué du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt;, ne résonne pas tant que comme un allez vous faire foutre générique et égoïste (ça reste en partie cela vu le choix que prend &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit&lt;/span&gt;) mais aussi comme un allez vous faire foutre, j'ai rempli mon rôle, mais ne comptez pas sur moi pour vous imposer une nouvelle norme. Soyez libre d'aller vous faire foutre où vous voudrez.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 0, 0); text-decoration: underline;"&gt;Jeter, la SF et ma bite&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu peux te branler autant que tu veux, du moment que ça te fait plaisir, dit Adder.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La virulence du propos de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt;, son personnage culte, charismatique dans sa haine, son exubérance et son franc-parler, ont rendu difficile sa publication : douze ans d?attente de 1972 à 1984 pour trouver un éditeur. Cela peut paraître étonnant vu le contexte &lt;span style="font-style: italic;"&gt;free open anal art &amp; sex&lt;/span&gt; de l'époque et le soutien forcené de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Philip K. Dick&lt;/span&gt;, avec qui &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;K.W. Jeter&lt;/span&gt; se liera d'amitié. Cela est moins surprenant si on replace le roman, clairement étiqueté SF, dans son contexte éditorial.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte16"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Philip K. Dick&lt;/span&gt; : "[Dr Adder] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;est un roman sensationnel qui bouleverse une fois pour toutes vos conceptions des limites de la science-fiction. Et, naturellement, c'est pour cette raison que tant d'années se sont écoulées avant qu'il soit publié.&lt;/span&gt;" [16]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte17"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;« &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; » ce n'est pas de la vieille SF à papa ; ce n'est pas non plus de la SF réflexive et/ou prospective empreinte d'un sérieux posé ; et il n'est pas dans l'exubérance de la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;New Wave&lt;/span&gt; - même si celle-ci a marqué &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;[17].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Non, « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; », à vrai dire ce n'est même pas de la science fiction.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si seulement la vie était comme un roman de science fiction (...) Si seulement les gens se contentaient de s'asseoir pour parler, dire les fondements secrets ou même connus de leur société? un délestage d'informations, c'était le nom donné à cette pratique par un critique lu dans l'un des vieux magazines tout déchirés de sa collection. La façon pour l'écrivain incompétent de livrer les détails du cadre de son histoire ou du sujet qu'il traite. En réalité, ça n'arrive jamais : les bases d'une société demeurent non dites : des bases sur lesquelles on vit mais dont on ne parle pas&lt;/span&gt;."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;n'est pas tendre dans ce roman avec ce « genre » littéraire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;En dehors des allusions régulières à la collection de romans de SF de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit&lt;/span&gt;, inutile et qu'il a laissée derrière lui comme de vieux vêtements inadaptés, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;stigmatise l'échec de la science fiction classique (l'espace, les extra-terrestres, tout ça) dans la scène du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Visiteur&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;se lance à la recherche d'une créature extra-terrestre, retenue prisonnière à l'autre bout des égouts. Cette quête représente son dernier espoir d'y voir clair ; il a, à ce moment-là du récit, déjà tourné le dos à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;et à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mary&lt;/span&gt;. Et, là où il s'attend à trouver une entité au-dessus des hommes, un sauveur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;from outer space&lt;/span&gt;, il découvre une entité larvaire énorme, agonisante et incapable de communiquer. La science fiction, ce gros magma littéraire protéiforme, est devenue tellement déconnectée de la réalité, que la réalité n'a plus rien à en retirer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il est en train de mourir, réalisa &lt;/span&gt;[Limmit] &lt;span style="font-style: italic;"&gt;brusquement. Il agonise depuis des années.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Or la réalité, elle est là, devant vous, et elle est dangereuse, et si la science fiction ne s'affirme pas face à cela comme une littérature dangereuse elle aussi, autant effectivement couper le courant et la laisser agoniser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voilà ce que c'est de lire toute cette saloperie de science-fiction. On finit par accepter à peu près n'importe quoi.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte18"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Face à une telle déclaration, difficile de trouver preneur, car si le milieu de la science fiction avait été (et l'était toujours) un milieu qui affrontait la réalité, ça se saurait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Car, il faut bien l'avouer, replacé dans le contexte actuel, « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; » reste à part dans la moiteur consensuelle du milieu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;science fictionnesque&lt;/span&gt; (auteurs, éditeurs et bouseux qui tournent autour). Car, là je vais être méchant et parler de ma bite (mais bon de toute façon vous ne me lisez que pour ça avouez [18]), mais le jour où ce milieu se décidera à arrêter de se congratuler dans sa fange rétrograde et régressive, peut-être quon pourra espérer voir un jour un semblant de vision dangereuse émerger de ce marais stagnant. Tenez prenons l'exemple français (mais n'ayez pas honte, c'est pas mieux ailleurs), ce remarquable milieu où les collections ferment les unes après les autres (dont une collection de poche en fantastique l'année dernière sans que cela n'émeuve personne), où les autorécompenses se multiplient pour célébrer un establishment consommé dans les toilettes sales d'un motel décrépi perdu au fin fond de la campagne vosgienne, où les éditeurs sont plus préoccupés par leurs chiffres de vente et se battent à coup de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;nominé au prix Hugo&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aurait pu être nominé au prix Hugo&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ça aurait été moi il l'aurait eu ce putain de prix Hugo, prix Hugo !!!!!&lt;/span&gt; (*) (* : en fait non), où les auteurs vous envoient des menaces si vous critiquez leurs oeuvres (si si je vous jure), où des nouvelles sont travesties en romans vendus 9 euros 99 entre deux barils de lessives dégriffés, où la dernière pointe d'originalité à la mode semble être de créer sa propre collection de fantasy, où les gens passent leur temps à se chier dans le cul par derrière (certes, c'est plus pratique ainsi) et se faire des poutous poutous par-devant ; un milieu &lt;span style="text-decoration: underline;"&gt;où plus personne ne prend le moindre risque&lt;/span&gt; [19].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ah, je vous vois venir, le rapport avec « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; » ? Facile : devant un tel consensus, un roman comme « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; » demeure malheureusement toujours d'actualité et aussi percutant qu'il y a trente-quatre ans. On pourrait se réjouir qu'une telle oeuvre n'ait pas vieilli ; personnellement, je trouve ce constat juste très triste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;a name="addertexte22"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mais après, vous pouvez continuer à fermer les yeux et allez lire le dernier ****** [22].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arkady Knight&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;___________________&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un jour, faudra qu'on tâtonne comme des taupes ici. D'ailleurs, comment elles font les taupes pour tâtonner ?&lt;/span&gt;" &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="addernote1"&gt;&lt;/a&gt;[1] Tous les passages du roman présentant les différents lieux et protagonistes se terminent sur cet écran de télévision omniprésent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="addernote2"&gt;&lt;/a&gt;[2] Dans le détail, voici les effets de l’A.D.R. : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le premier shoot sert à éliminer les barrières entre les différentes €strates évolutionnistes du cortex cérébral [du sujet et de l'interrogeant]. Les couches profondes, bestiales, se fondent alors en une seule entité avec la couche supérieure, consciente. Le crocodile qui parle.(…) La deuxième injection établit un lien télépathique entre le sujet et l'interrogeant. (…) Les deux personnalités, ou plutôt la totalité de leur moi, y compris les parties jusqu'alors enfouies, se rencontrent sur un terrain commun, symbolique, à l'extérieur de leur corps.(…) Si l'interrogeant est en mesure de contrôler ces parties de lui-même et de résister aux attaques de l'esprit élargi et unifié du sujet, tout s'étale devant lui : pas seulement la partie consciente, mais aussi le spectre complet de la psyché du sujet.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Cette drogue nourrit des similitudes avec celle de « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Substance mort&lt;/span&gt; » de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dick&lt;/span&gt;. Celui-ci datant de 1977 et « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; » ayant évolué de sa première version (1972) à sa version publiée (1984), on ne saura jamais qui a influencé qui sur ce point.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="addernote3"&gt;&lt;/a&gt;[3] Cette phrase est présente à deux reprises dans le roman : pages 97 et 200.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="addernote4"&gt;&lt;/a&gt;[4] In « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Territoires de l’inquiétude&lt;/span&gt; » Tome 1 dans la collection Présence du Fantastique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="addernote5"&gt;&lt;/a&gt;[5] Voir « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;», pour le stade ultime de la déchéance en Errants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="addernote6"&gt;&lt;/a&gt;[6] De nombreux passages témoignent de cette fragilité, en voici quelques-uns : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il se retrouva dans le couloir, enveloppé par les ténèbres dès que la porte se fut refermée derrière lui sur la dernière vision qu'il emportait de la fille, vulnérable dans la lueur mate de la télévision.&lt;/span&gt;" ; "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Limmit crut détecter une pâleur grisâtre, une espèce d'analogon de l'atmosphère de L.A., sous sa peau encore rose.&lt;/span&gt;" ; "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Merde, fit-elle d'une voix mal assurée. Je me sens comme ça, de la merde.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="addernote7"&gt;&lt;/a&gt;[7] Rappelons pour l’anecdote que les activités de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;lui valurent une brouille avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dick &lt;/span&gt;qui le soupçonnait de travailler pour le gouvernement – ses actions « gauchisantes » étant une couverture parfaite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[8] Cette réplique indique clairement ce que pense Jeter de la SF à la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt;. L'histoire voudra, une quinzaine d'années plus tard, que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;se retrouve contraint financièrement à écrire une trilogie dans la série officielle de romans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Star Wars&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[9] Ce rapport à l'enfant se retrouve dans la permanence du sang et du lien du sang tout au long du roman.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[10] Notez la similarité de leurs noms : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Allen &lt;/span&gt;/ &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[11] Ce parallèle est notable dans les adieux respectifs et successifs d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mère souffrance&lt;/span&gt;, puis de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mary&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[12] Ce thème du double est constant chez &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter&lt;/span&gt;, qui le traite notamment par l'apport d'éléments cinématographiques dans son propos. Il exhume régulièrement le cinéma noir qui pour lui représentait la quintessence du double et de la duplicité (se reporter à « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;»). Dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder&lt;/span&gt; », cette duplicité est évoquée dans les zones d'ombres des vieux films via la passion du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Betreech&lt;/span&gt; : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le petit vice du Dr Betreech consistait à se déguiser en l'un des personnages de sa collection de vieux films de Hollywood puis à se caresser jusqu'à l'orgasme à la pensée de l'activité sexuelle débridée qu'il s'imaginait exister durant les ellipses marquant chaque coupure.&lt;/span&gt;"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;À noter que comme dans « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;NOIR &lt;/span&gt;», le héros se fait trahir par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Betreech&lt;/span&gt;, par le "représentant" du cinéma/roman noir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[13] C'est limite, je sais. Mais si vous insistez, je peux aussi vous parler de ma théorie comme quoi &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Adder &lt;/span&gt;est vraiment le double de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Limmit &lt;/span&gt;qui a été créé par une utilisation trop forte de l'A.D.R. sur celui-ci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[14] Dans sa jeunesse, et suite à un problème de mauvaise étiquette sur un dossier, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;s'est retrouvé rangé dans une classe d'attardés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[15] &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter &lt;/span&gt;a été jusqu'à écrire un livre sous le pseudonyme du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder &lt;/span&gt;: « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Alligator Alley&lt;/span&gt; » (voir la couverture ici-bas).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[16] Extrait de la postface du « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Adder &lt;/span&gt;» écrite par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Philip K. Dick&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[17] Le « &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jack Barron&lt;/span&gt; » de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Spinrad &lt;/span&gt;et les Dangereuses Visions d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ellison&lt;/span&gt; ont beaucoup interpellé &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jeter&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[18] Je vous laisse établir le parallèle entre vous et les habitués du Dr Adder.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[19] Mais, si vous permettez cette érection contextuelle et d’actualité, rassurez-vous les gens savent encore se mobiliser dans ce milieu, parce qu’un éditeur (hors du milieu) se rétracte et ne veut plus éditer un roman jeunesse (et oué on rigole pas chez nous) de science fiction (que personne ou presque n’a lu du coup), bref un truc dont soyons honnête tout le monde se fout et qui ne changera rien à rien [20]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;, et qui pourtant déchaîne les passions au point de qu’une pétition fougueuse voit le jour (relayée il va s’en dire par des sites qui ironiquement s’indignent et grognent contre un procédé d’autocensure qu’ils s’appliquent par ailleurs…), oué une pétition comme celles contre les mines personnelles et les tortures pratiquées par le gouvernement dictatorial chinois [21], des choses graves et sérieuses quoi – j’ai failli en verser une larme tellement toute cette masse de… de rien en fait m’a profondément ému. Fin de l’érection.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[20] Juste pour préciser, je n’ai rien contre Nathalie Legendre, au contraire – j’ai même lu plusieurs de ses romans, contrairement à la majorité de ceux qui se sentent « concernés » par le sujet.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name="addernote21"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[21] Celle-là c’est pour apprendre à Mayku de me laisser carte blanche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[22] Autocensuré, Mayku n’ayant pas les moyens de faire face à un service juridique de quelque maison qu’il soit (même si ça le ferait bander).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;img alt="" src="http://doonaddict.free.fr/blog/adder/alligator.jpg" height="327" width="382" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 255);"&gt;Un grand merci à cette petite pute d'Epikt [&lt;/span&gt;&lt;a href="http://epikt.over-blog.com/"&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 255);"&gt;lachez vos comm'&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 255);"&gt;] qui c'est fait chier, mais vraiment chier à mettre en page cet article, qui en a ras le cul et qui au passage encule à sec avec un cone de chantier :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Blogspot, sur lequel il est impossible de mettre correctement en page un article&lt;br /&gt;- Overblog (support de mise en page de secours), qui foire toujours au mauvais moment et qui par dessus le marché n'est en fait pas 100% compatible avec Blogspot&lt;br /&gt;- re-Blogspot qui peut pas accueillir des articles plus long que 50 000 signes HTML et qui m'a donc forcé à couper cet article en deux&lt;br /&gt;- re-Overblog qui peut pas accueillir des articles plus long que 65 000 signes HTML et qui je sais pas si c'est pour cette raison là mais qui fait chier quand meme m'a coupé la fin de l'article alors que je croyais avoir tout fini&lt;br /&gt;- Re-re-Blogspot qui ne sait pas gérer les ancres&lt;br /&gt;- Arkady Knight qui fait chier d'écrire des articles aussi longs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors si y a des putains d'ancres qui marchent pas ou qui renvoient pas au bon endroit ou qui vous envoient je ne veux pas savoir où, si y a des "?" à la place des apostrophes et des guillemets, je vous emmerde tous et vous avez pas intérêt à gueuler. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-8410877199653841061?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/8410877199653841061/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=8410877199653841061' title='9 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/8410877199653841061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/8410877199653841061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2007/03/dr-adder-de-kw-jeter-par-ak-part-2.html' title='Dr Adder, de K.W. Jeter - par A.K. [part 2]'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-116072397296741385</id><published>2006-10-13T09:14:00.000+02:00</published><updated>2006-10-15T14:02:50.960+02:00</updated><title type='text'>Mantis -La Mante-, de K.W. JETER (1987), par A.K</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/320/mante.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/160/mante.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[&lt;em&gt;Chaque passage du lutin dans la librairie Scylla est synonyme pour moi de nouvelles découvertes et de plaisirs interdits. Depuis que ce dernier m'a conseillé mon premier Jeter, je suis passé dans une nouvelle étape de mon adolescence :p.&lt;br /&gt;Pourtant, le livre le plus marquant -qui est devenue ma 'bible'- ne figure pas encore sur ce blog.&lt;br /&gt;En attendant l'article sur le messie Dr Adder (qui sera bien entendu rédigé par le chevalier -lutin- d'Arkady), je vous laisse découvrir un autre livre de cet auteur trop peu connu malheureusement&lt;/em&gt;.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="font-weight: bold;"&gt;"La mante" ["Mantis"] de K.W. JETER -&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Edition : Denoël. Présence du Fantastique. 1995.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Je contemple les tours lointaines. Le ciel où leurs silhouettes se profilent s'est embrasé. Au crépuscule, à en croire certains tarés congénitaux, les frontières s'amenuisent entre cet univers et celui d'à côté. Ce n'est pas faux. Mais cet autre univers plus ténébreux est en nous. »&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Turner. Père divorcé sans droit de visite, graphiste raté, solitaire ; Turner dresse peu à peu une cloison mentale puis physique entre ses dernières relations (femme, fils, collègue, voisin) et son nouveau monde, sa nouvelle vie. Sa nouvelle vie qui ne tient plus qu'en trois mots (en lettres rouges) : la zone, Michael et Rae.&lt;br /&gt;La zone - les bas-fonds, le quartier chaud des nuits urbaines ; alcool, putes et violence exacerbée.&lt;br /&gt;Michael - son enfant, son double, son ombre. Pour lui, la zone est son domaine ; chaque nuit, il traque ; il traque des femmes qui cherchent des hommes comme lui ; des femmes qui, au-delà du sexe, recherchent un vrai frisson ; celui de la mort.&lt;br /&gt;Rae - la seule à comprendre Michael, à être sur la même longueur d'onde, à vouloir goûter l'empreinte de la mort qui imprègne encore sa peau ; le souffle de celles qu'il a tuées. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Je veux savoir. Ces mots résonnaient dans ma pensée. Puis j'ai entendu Rae les lui murmurer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je veux savoir." Tout. "Tout ce que tu as fait." Tout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il a remonté la robe au-dessus de ses hanches étroites et s'est débraguetté. Elle l'a capturé, happé en elle, s'imprégnant de l'odeur aigre et dangereuse qu'il dégageait. S'en imprégnant au fond de sa chair. Toujours plus prêt du point limite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Tout", a-t-elle répété.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les paupières plissées, les cils tremblotants. La tête projetée en arrière, la figure à peine visible pour moi derrière l'épaule de Michael. Quand il a plaqué les mains sur sa gorge, les doigts pressés contre la glotte et la trachée, elle a souri, au bord de la suffocation. Elle s'enfonçait la pointe des dents de chaque côté de la lèvre, se la transperçait, et j'ai pu goûter le sang salé qui en perlait, mot silencieux en lettres rouges, saveur d'une autre victoire remportée par elle dans le jeu. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« La Mante »&lt;/span&gt; commence par le point de départ habituel des romans fantastiques/noirs de K.W. JETER : l'éclatement de la cellule familiale, l'échec du modèle social. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Le ténébreux »&lt;/span&gt; part d'une séparation et de la perte du fils ; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Les âmes dévorées »&lt;/span&gt; dépeint un homme divorcé confrontée à une belle-famille pervertie qui veut s'approprier sa fille. Cette dérive par rapport à un normalisme sédentaire finit chez JETER par conduire à une perte d'identité progressive, à la folie - folie souvent transposée dans le rapport père/enfant. Le héros dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Le ténébreux » &lt;/span&gt;finit par douter de l'existence réelle de son fils ; pour &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« les âmes dévorées »&lt;/span&gt;, on peut citer par exemple la scène du motel où le père, un verre de whisky dans une main et un gun dans l'autre, surveille sa propre fille possédée qu'il vient de ligoter, sans savoir si c'est elle ou lui qui est atteint de folie. Dans les deux cas, l'intangibilité de la perte de l'enfant est mise en question par celui qui la vit et qui de fait remet en cause sa propre santé mentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« La Mante »&lt;/span&gt;, suite à son divorce et au retrait progressif de son fils de sa vie, Turner se crée un nouveau fils/devient son propre fils ; la zone, le noir lui permet d'engendrer cet avatar (comme elle permet de créer "The night man" dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Drive-in »&lt;/span&gt;). Cet avatar, issu du noir, qui remplace ce vide en lui, ce manque ; ce même manque qui le pousse à décrire ce qui lui arrive, qui le pousse à vouloir clarifier/raisonner/donner une réalité à l'irréalité de son nouveau monde (en parallèle, JETER soulève ainsi une réflexion sur l'origine de l'écriture, de l'envie/du besoin d'écrire - l'écriture comme une substitution, un moyen de combler un manque par rapport à un schéma directeur, à une vie normale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retrouve dans la « zone », cette nécessité d'un lieu de survie (l'interface dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Dr Adder »&lt;/span&gt; et l'angle dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« NOIR »&lt;/span&gt;), d'un endroit où la ville lâche et trompeuse se fait remplacer par une autre ville, une ville plus réelle, plus féroce, plus satisfaisante - une ville où nos sensations sont décuplées, où nos sentiments, notre pouvoir inné peuvent enfin s'exprimer, où tout devient « clair » (idée intéressante d'une clarté acquise par une acceptation de la noirceur inhérente au monde).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque œuvre de JETER est une réflexion/confession sur la puissance du noir ; l'attrait envers la nuit, envers la violence (cf. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« La source furieuse » &lt;/span&gt;où une source d'eau noire rend puissant celui qui s'y abreuve, en même temps qu'elle le détruit). JETER écrit des œuvres auto-hypnotiques, à l'image de leur sujet : ce noir grâce auquel l'humain peut se dépasser/vivre ; ce noir, là où une vraie histoire d'amour peut dépasser le stade de la médiocrité ordinaire ; ce noir, cette échappatoire/refuge, dernier recours face à notre réalité sordide et à nos vies ratées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette plongée dans la noirceur est indissociable du sexe et de la mort (de la présence rémanente des morts). Les morts ne nous quittent jamais, restent là dans les angles morts de la zone - dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« NOIR »&lt;/span&gt;, ils sont même maintenus en vie jusqu'à épuisement de leurs dettes ; dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Terre des morts »&lt;/span&gt; le narrateur découvrait leur existence sous-jacente via une histoire d'amour hors-normes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le noir est cette zone franche où tout peut basculer (pour citer ma petite chérie : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Heads you live, Tails you die »&lt;/span&gt;), où seul le côtoiement de la mort donne finalement un sens à l'existence.&lt;br /&gt;Donner, ressentir la mort ; la conjuguer à l'acte sexuel ; baiser à côté d'un cadavre encore frais ; sentir sur sa gorge des doigts qui ont tué ; goûter au sang noir des lèvres de Rae.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« La mante »&lt;/span&gt; est une œuvre charnelle dominée par un rapport au corps sensuel, viscéral, chirurgical (cf. la nouvelle &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« La première fois »&lt;/span&gt;). Ce rapport est transfiguré par une figure féminine idéalisée, marginale et perverse - à l'image de Verrity dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« NOIR »&lt;/span&gt; ou de Fae dans &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« Terre des morts »&lt;/span&gt;. Une nymphe/nymphomane par qui Michael / Turner va enfin pouvoir accéder au nouveau monde, va pouvoir baiser autre chose que des dindes cherchant un peu d'excitation ; une vraie petite pilote de course ; une qui comme Michael / Turner ne vit que pour la zone, la mort, le noir ; une qui va entraîner Michael / Turner dans un jeu morbide et dangereux mais nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Je me souviens de tout, de l'essentiel. Ils sont là, incrustés tous les deux dans ma mémoire, à l'heure où l'obscurité déferle dans la pièce, où la nuit dehors est compacte. Au-delà du balcon giclent les lumières de la zone. Je sais que c'est vrai. Un nouveau monde. Le point de non-retour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Plus rien ne sera pareil. »&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;« La mante »&lt;/span&gt; est la plus aboutie, la plus charnelle, la plus noire des oeuvres dites fantastiques de K.W. JETER. Elle vous embarque pour un aller simple ; le couple Turner / Michael / Rae vous emmène dans un nouveau monde, un monde pourtant si familier, un monde d'où naîtront des fantômes qui continueront de vivre à l'intérieur de vous. Sans espoir de rédemption. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Mon raisonnement se résumait à une notion très simple : qu'ils aillent tous se faire foutre. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A.K. &lt;/p&gt;&lt;a href="http://picasa.google.com/blogger/" target="ext"&gt;&lt;img style="border: 0px none ; padding: 0px; background: transparent none repeat scroll 0% 50%; -moz-background-clip: -moz-initial; -moz-background-origin: -moz-initial; -moz-background-inline-policy: -moz-initial;" alt="Posted by Picasa" src="http://photos1.blogger.com/pbp.gif" align="middle" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-116072397296741385?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/116072397296741385/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=116072397296741385' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/116072397296741385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/116072397296741385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/10/mantis-la-mante-de-kw-jeter-1987-par.html' title='Mantis -La Mante-, de K.W. JETER (1987), par A.K'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-115919525652707833</id><published>2006-09-25T16:10:00.000+02:00</published><updated>2006-09-25T16:40:56.583+02:00</updated><title type='text'>The Dumb House -la maison muette-, de John Burnside (1997)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/dumbhous.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/dumbhous.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[&lt;em&gt;Je sais, ça fait longtemps. Mais qui peut mériter sa place sur ce blog juste après la critique de Calvo ? Ainsi, pendant quelques mois, aucun livre ne m'a donné envie de lui consacrer quelques octets... jusqu'à ce jour&lt;/em&gt;.] &lt;p&gt;The Dumb House -la maison muette-, de John Burnside &lt;/p&gt;Par SMS [envois], Dimanche 24 septembre 13H05, Ballancourt :&lt;br /&gt;"AK, donne moi ce livre ! Je viens de le finir, il déchire ! Moi aussi je veux des gosses."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par SMS [reçu], dimanche 24 spetembre, Ballancourt :&lt;br /&gt;"Psychopathe"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment et surtout, par où commencer ? Bon.., commençons par le moins important : l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca raconte la vie d'un homme... non... plutôt la vie elle même... non, en fait, ça raconte une expérience scientifique... non... c'est plutôt l'histoire d'une maison où on interdit la parole à tout le monde... non, c'est une recherche ! La recherche de l'âme !... hmm.. bon, en gros, ça raconte une histoire. Vous donner plus de détails serait une erreur de ma part et de toute manière, je n'écris pas un article sur le cafard ou ASF donc pas besoin de faire comme tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre n'est pas une histoire, c'est bien plus.&lt;br /&gt;Car si l'auteur est un poète avant tout, cela se ressent dans son roman. Tout comme la poésie, ici, l'importance n'est finalement pas ce que raconte son livre mais ce que nous vivons/ressentons lorsque nous le lisons. Pour moi, c'est tout simplement l'une des meilleures descriptions d'une démarche scientifique. Rien que par la précision des mots et la rigueur de ce texte, nous assistons à une véritable expérience scientifique.&lt;br /&gt;Oui, l'auteur traîne beaucoup mais avec talent et donc, on ne se fait pas chier. D'ailleurs, cela nous permet de mieu entrer dans l'univers lugubre et malsain de ce personnage.&lt;br /&gt;Oui, l'histoire est ultra linéaire mais le décor est détaillé et l'ambiance est pesante, stressante, puissante.&lt;br /&gt;Oui, l'auteur sait écrire. Chose rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouons au docteur.&lt;br /&gt;On voyage dans la tête de cet homme, on voit à travers lui et on ressent/ne ressent pas ce que lui ressent/ne ressent pas. La peur prend une nouvelle forme à chaque page pour atteindre un paroxysme qu'on ne croyait exister.&lt;br /&gt;Si Jetter nous emmene loin dans la perversion avec le Dr Adder, ici, notre "docteur" nous accompagne dans un univers froid, distancé, calculé et maitrisé... le rêve de tous les scientifiques.&lt;br /&gt;Un livre qui nous plonge dans les profondeurs de l'humanité avec un recul et une objectivité inhumaine justement. Un livre qui fait peur. Un livre qui dérange. Vraiment.&lt;br /&gt;Un premier roman de cet auteur, une première bombe.&lt;br /&gt;Un livre à lire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-115919525652707833?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/115919525652707833/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=115919525652707833' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/115919525652707833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/115919525652707833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/09/dumb-house-la-maison-muette-de-john.html' title='The Dumb House -la maison muette-, de John Burnside (1997)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-115367991049816461</id><published>2006-07-23T19:37:00.000+02:00</published><updated>2006-07-23T20:38:30.540+02:00</updated><title type='text'>Acide organique, de David CALVO (2005)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/acide.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/acide.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[&lt;em&gt;Ca fait longtemps que je n'ai plus rien publié sur ce blog... pas étonnant vu ce qu'il y avait à lire :/ Oui, je continue à lire à un rythme régulier mais le seul hic, c'est que rien ne méritait vraiment que je me bouge les doigts. Il faut donc, encore une fois, attendre le lutin magique pour que je me réactive.... et j'ai encore mal à ma joue. Donc attention : grosse claque !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Voici comment ça s'est passé :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Scylla, hier :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-Iosh Xavier, je prend quoi ? Le prix nobel (i.e le chien a des choses à dire -Xavier a foutu un bandeau fake afin de mieux le vendre... ça ne marche pas-), Noir (Jeter... le mec qui a écrit ma bible là... je vous en parlerai un autre jours) ou Bonhome en plastique ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-Hmmmmm, prend le chien...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Soudain, le chevalier apparut, d'un oeil sévère il dit :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-oooooh ! Non ! Tu as d'autres livres à lire avant !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Son aura était telle (Epikt me dit que c'est "une" aura donc si c'est pas ça, faut pas m'en vouloir :p) que personne n'avait pu le contredire ou faire quoi que ce soit lorsqu'il posa la main sur un livre à la couverture Disneyland-mix-Jeter. Il me tendit le pavé et dit d'une voix authoritaire :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-Voici le livre.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un Calvo... hmmm, Wonderful du même auteur ne m'avait pas fait grande impression et pourtant, il semble bien que la secte Calvo prend de plus en plus de volume... peut être que je n'avais pas lu le bon... essayons : Acide organique&lt;/em&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acide organique, de David CALVO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le "Calvo" se lit en 10 nouvelles... enfin, 10 textes. Oui, je dirais même plus : 10 articles ou 10 posts. Car ici, oubliez tout ce que vous avez pu lire avant. Non, c'est tout sauf de la littérature classique. Ca ressemble plus à un blog... non, ne fuyez pas ! Je ne parle pas de ces skybeurks mais des vrais blogs (comme le mien par exemple) !... bon, je m'explique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le premier texte on se rend compte d'une chose : il faut lui acheter un correcteur d'orthographe :p Aha, oui, les coquilles, il y e a une tonne ! Pourtant, lorsqu'on commence à lire les premières phrases, on comprend vite à quel point ceci n'est pas du tout genant.&lt;br /&gt;Calvo a un style tellement libre et flude qu'on croirait un djeunz aigri, et qui vient de se faire jeter par sa copine, raconter sa vie à 4H du matin devant son pc. Et dans ce sens, les coquilles donne une dimension "véridique" à tout cela (oui, je sais, mais que voulez vous, je suis tombé amoureux de ce livre moi aussi). De toute manière, il le dit lui même qu'il encule la dictature de l'orthographe héhé :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais attention, lorsque je dis libre, cela ne veut pas dire "portnawak". Si Daylon lui reproche quelques "métaphores pas très heureuses" -je ne suis pas d'accord-, elles montrent une certaine.. poésie. Et d'ailleurs la première nouvelle est tout simplement un tableau signé par la main d'un maitre !&lt;br /&gt;Le rythme peut aussi gener quelques uns au début (toujours d'après Daylon) mais encore une fois, cela ne m'a pas du tout gené.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, de toute manière vous savez bien à quel point je suis objectif dans mes articles :p&lt;br /&gt;Donc comme par habitude, je veux en dévoiler le moins possible donc allez-y : lisez le !&lt;br /&gt;Stylé et puissant, ce livre se dote même de quelques illustrations en N&amp;amp;B ! Que demande le peuple (aaah, les gens, beurk beurk) !&lt;br /&gt;Bref, je comprend pourquoi les quelques AK ou Epikt ne jurent plus que par Calvo à croire qu'ils vont fonder une secte... je m'inscris direct aha.&lt;br /&gt;Donc merci Calvo pour m'avoir forcé à me lever du lit et mettre à jour ce blog :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-115367991049816461?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/115367991049816461/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=115367991049816461' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/115367991049816461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/115367991049816461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/07/acide-organique-de-david-calvo-2005.html' title='Acide organique, de David CALVO (2005)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114840567169902169</id><published>2006-05-23T19:20:00.000+02:00</published><updated>2006-05-24T21:08:36.606+02:00</updated><title type='text'>[ARTICLE] What a fantastic world…, par A.K</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/pigface.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/pigface.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[&lt;em&gt;Comme -selon Epikt- "AK c'est une eminence grise", je n'ai même pas pris la peine de lui demander une photo. Mais qui sait, peut être qu'il voudrait bien finalement et dans ce cas là, je changerais... mouais :D&lt;/em&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;What a fantastic world…, par AK&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monde de merde, tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne prend guère de risques en affirmant que le fantastique est le genre le plus maltraité et le plus méconnu en France. La faute à l’étiquetage foireux et racoleur des grandes surfaces du livre et des éditeurs aux objectifs fin de mois (pour ne pas dire fin de semaine).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rarement, le fantastique a été codifié sous l’étiquette « Fantastique ». Cette appellation se voyant préférer « Terreur », « Epouvante », « Horreur », « Frissons » ou je ne sais quelle autre aberration (la dernière en date étant en direct live du Virgin des Champs-Élysées : le rayon « Monstres de la mort »…).&lt;br /&gt;Soyons clair, ces deux tendances, la vague horrifique et la vague terreur, ont peu de chose à voir avec le fantastique en tant que tel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vague Horreur est principalement due à deux facteurs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/ Une surmédiatisation du caractère monstrueux du bestiaire du fantastique (vampires, loups-garous…) et ce en occultant toute la symbolique de ces créatures (à un point que celles-ci sont maintenant devenues des clichés sans âme – le pire étant le vampire qui s’est transformé en une espèce de fantasme féminin d’aristocrate dandy homosexuel ; ceci dit le loup-garou n’est pas mal non plus, avec sa progéniture de dérivés aussi ridicules les uns que les autres – le plus fameux étant les trolls lycanthropes).&lt;br /&gt;2/ Le côté parfois sanglant de certains auteurs parmi les plus populaires du genre (au hasard King) et ce en oubliant que l’un des intérêts du fantastique est cette absence de retenue, et que l’exploration de son propre corps en est une des thématiques essentielles.&lt;br /&gt;En général, tout ce qui relève du gore pur s’apparente plus à la comédie qu’au roman fantastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vague Terreur, encore plus pathétique, se contente de surfer sur la mode du thriller, porté par ce trait de caractère assez fabuleux des consommateurs d’avoir envie d’avoir peur et d’avoir peur juste parce que c’est marqué « Bouh ! » sur la couverture. Bref.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment définir le fantastique alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’axiome de base du fantastique réside dans sa confrontation à la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son rôle – si rôle, il doit jouer – est de décaler cette réalité ; la mettre en question ; s’intéresser à ses faces cachées, sous-jacentes, enfouies.&lt;br /&gt;À partir de là, tout roman s’attaquant d’une manière ou d’une autre à ce mème qu’est la réalité, s’apparente à du roman fantastique. Le reste n’est qu’artifice et charlatanerie de bas étage.&lt;br /&gt;S’attaquer à la réalité ; repousser ses limites morales, sociales, scientifiques, cartésiennes et bienséantes ; faire jaillir d’autres réalités tout aussi persistantes ; rendre possible l’impossible ; donner corps à quelque chose d’intangible. C’est aussi cela, à mes yeux, le rôle de la littérature. Agrandir le champ des possibles ; affiner et enrichir notre perception des choses, des gens, de la vie, de notre vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons fous et décomposons.&lt;br /&gt;Trois axes transversaux d’analyse du roman fantastique se détachent :&lt;br /&gt;(n’y voyez là aucune règle figée, juste des axes de réflexion conseillés)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perception du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un des terreaux les plus fertiles pour cela est le folklore ; les contes &amp; légendes.&lt;br /&gt;Ces récits – cette tradition orale à l’origine de toute forme de littérature – renferment ce mensonge originel, cette déformation, cette exagération fantas(ti)que de la réalité pour lui conférer une dimension porteuse de sens, de symbolique, de réflexion.&lt;br /&gt;Les thèmes porteurs de ce type de roman fantastique résident dans ces réalités mythifiées, dans cette réalité augmentée du monde d’où jaillissent toutes sortes de créatures et de légendes rurales ou urbaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perception du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand des fragments d’un temps passé ou futur s’entremêlent avec le présent.&lt;br /&gt;Le cas le plus fréquent est celui des fantômes.&lt;br /&gt;Loin de censé faire peur, le fantôme est là pour mettre en relief les interactions passé / présent / futur ; pour singulariser / mettre en perspective certains événements ; pour réfléchir sur la capacité d’un événement continu (le temps) de se cristalliser en un acte ponctuel et persistant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La perception de soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, ce n’est plus le monde qui génère ses fantasmes, mais notre cerveau.&lt;br /&gt;Cet axe regroupe principalement des romans psychologiques sur la folie, sur nos démons intérieurs, sur ces mondes dans nos têtes, sur nos phobies, sur nos schizophrénies, sur notre réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à ces difficultés de rangement, les œuvres fantastiques véritablement intéressantes sont souvent cataloguées en mainstream, ou trouvables uniquement d’occasion dans des collections audacieuses mais décédées (Présence du fantastique chez Denoël par exemple).&lt;br /&gt;Oubliez donc tout ce foutras de poches d’horreur rouges et noirs tout juste bons à faire griller des chamallow-garou par un soir de pleine lune. Leur maigre intérêt réside dans les auteurs prolifiques qui ont su s’imposer (et donc devenir rentables), comme King, Barker, Simmons, Koontz, Straub. Sortis de ces sentiers battus, vous avez une chance sur vingt, et encore, de dégotter un bon bouquin. Le reste n’est bien souvent qu’un baragouinage christique entre le gentil héros qui triomphe d’une quelconque entité vraiment très très méchante.&lt;br /&gt;En grand ou moyen format spécialisé, on jettera un œil sur les tentatives louables de certains éditeurs de publier, suivant l’humeur du moment, du fantastique de qualité (Lunes d’encre, Bélial, Diable Vauvert…).&lt;br /&gt;Voici quelques pistes pour vous aider dans vos recherches :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les classiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rayon moderne, vous connaissez les noms, voici des titres qui ciblent les œuvres qui me semblent être les plus pertinentes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Stephen King&lt;/strong&gt; : Un formidable conteur, un sens inné du naturalisme social et un style inimitable (d’ailleurs n’essayez pas, s’il y a beaucoup de foin en rayon, c’est justement parce que trop d’auteurs essayent de faire du King). À lire : Ça et Sac d’Os.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dan Simmons&lt;/strong&gt; : Ecrivain protéiforme très malin, et principalement reconnu pour ses œuvres de long souffle comme Hypérion et L’Échiquier du mal. Je conseille de jeter un œil vers ses petits romans fantastiques : Le chant de Kali et Nuit d’été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Clive Barker&lt;/strong&gt; : Indéfinissable. Essayez, ça ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà lu. Ses fans conseillent Imajica. Ne l’ayant point lu, je vous conseille pour ma part ses recueils de nouvelles Les Livres de Sang où figure notamment Candyman (si, si j’en vois un ou deux qui connaissent).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dean R. Koontz&lt;/strong&gt; : Souvent méprisé et sous-estimé du fait de la prolifération de ses romans, de leurs côtés thriller facile, roman de gare, happy end forcé (ce qui est vrai pour ces trois critiques, soyons honnêtes). N’empêche, beaucoup de ses romans méritent le détour : Intensité, Chasse à mort, Spectres, La maison Interdite…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Peter Straub&lt;/strong&gt; : Un peu laborieux par moments mais intéressant. Pas mal du tout, même. Ghost Story est un bon choix.&lt;br /&gt;Dans les vieilleries, on trouve des trucs périmés donc rarement en phase avec la réalité contemporaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oubliez Frankenstein ou comment &lt;strong&gt;Mary Shelley&lt;/strong&gt; écrivit le premier roman de pouf.&lt;br /&gt;Lisez Dracula pour votre culture et parce que c’est vraiment un bon bouquin.&lt;br /&gt;Découvrez &lt;strong&gt;Jean Ray&lt;/strong&gt; parce que sérieux ça vaut le coup (notamment Malpertuis).&lt;br /&gt;Et n’oubliez pas &lt;strong&gt;H.G. Wells&lt;/strong&gt; parce que l’île du docteur moreau est un des premiers romans de fantastique véritablement moderne.&lt;br /&gt;Et pitié, arrêtez comme des blaireaux photocopiés à la chaîne, de lire du &lt;strong&gt;Lovecraft&lt;/strong&gt; sous prétexte que &lt;strong&gt;Lovecraft&lt;/strong&gt; c’est bien, ça tue, ça claque la chatte à Cthulhu, et cætera – car si sa cosmogonie – intrinsèquement puritaine, arriérée, raciste et détestable – possède une profondeur de champ intéressante, son style – ou plutôt son absence extraordinaire de style – camouflée diaboliquement par une surabondance mystérieuse d’adverbes indéchiffrables et d’adjectifs énigmatiques – et qui rappelle étrangement ces concours fantastiques de bouffage de tarte aux myrtilles incroyablement gigantesques – a de quoi faire griller effroyablement vos neurones hallucinés et votre appétence naturelle démentielle à lire des auteurs inconnus mais profondément stylés. Eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs méconnus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème du fantastique c’est qu’en dehors des étiquettes à deux sous, c’est pas vendable. Donc pas traduit en France où le lectorat n’est pas assez nombreux pour assurer un minimum de ventes.&lt;br /&gt;Pourtant, quelques ouvrages de peu d’auteurs sont traduits. Ce serait dommage de passer à côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jonathan Aycliffe&lt;/strong&gt; : Très peu traduit, on peut se procurer facilement La chambre de Naomi, un petit bijou de fantastique intimiste. Il est aussi l’auteur sous le pseudonyme de Daniel Easterman d’un thriller utopique K se déroulant dans les années 40 dans des camps de concentration américains ; le Ku Klux Klan ayant pris le pouvoir aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dennis Etchinson&lt;/strong&gt; : Plus classique que les auteurs qui l’entourent, il a un certain talent pour décrire le basculement de la réalité, la perte de repères. Jolie et très intéressante mise en abîme du cinéma fantastique, et du fantastique en général dans California Gothic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;K.W. Jeter&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Lui, on a de la chance, il est pas mal traduit. Grâce à ses œuvres SF (notamment son cultissime Dr Adder, mais aussi Noir, le marteau de verre…) et sa filiation plus personnelle que littéraire avec son ami Philip K. Dick (les suites papier de Blade Runner c’est lui), ses œuvres fantastiques ont pu débarquer pour notre plus grand plaisir. Ses thèmes de prédilection sont la noirceur du monde, des corps et de nos âmes ; l’omniprésence des morts ; la folie ; le refuge dans un monde fantastique, un monde d’ombres, un monde noir. L’ensemble est souvent doublé d’un engagement social virulent, notamment sur le sort réservé aux adolescents (Jeter a travaillé comme gardien de nuit dans un centre de détention pour jeunes délinquants).&lt;br /&gt;Drive-in et Terre des morts pour commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;Lucius Shepard&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; : Trois atouts. Une jolie écriture ; une transcription des pays où il a vécu, et de leurs mythes / légendes / croyances précise, juste, respectueuse et bien loin de tout cliché ; et un rapport particulier à la réalité. La majorité de ses récits fonctionne sur le principe d’une initiation à une vision différente / autre / parallèle de notre réalité. Qu’elle se fasse par la drogue, la musique ou même la piqûre d’araignées mutantes, cette élévation au-delà de la réalité vers un monde peuplé de mythes et de fantômes a souvent pour unique but d’ouvrir les yeux du lecteur.&lt;br /&gt;Pour la claque c’est Thanatopolis. Et si vous faites confiance à Thomas Day (dure question), vous pouvez enchaîner avec Le chasseur de Jaguar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Steve Rasnic Tem&lt;/strong&gt; : J’avoue, c’est un des mes préférés avec K.W. Jeter. Et pas de chance, nous ne disposons que d’un seul recueil de nouvelles traduit en français : Ombres sur la route. Rasnic Tem écrit du fantastique psychologique, paranoïaque et schizoïde. C’est beau, poétique, et ça touche à toutes nos peurs intimes, à tous les affrontements d’une vie d’être humain (adolescence, vieillesse, différence, relation aux autres, insertion sociale, acceptation de soi, parenté, amour, sexe…).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sherman Alexie&lt;/strong&gt; : je vous parlais de mainstream, voilà l’un des meilleurs exemples.&lt;br /&gt;Sherman Alexie est la figure emblématique du renouveau indien actuel, en plus d’être un des acteurs essentiels de la scène poétique américaine. Ses romans borderline sont la meilleure illustration de l’imaginaire comme dernier moyen de lutter contre une réalité déshumanisante.&lt;br /&gt;À découvrir : Indian Blues où de jeunes indiens récupèrent la guitare du fantôme du célèbre bluesman Robert Johnson et décident de fonder un groupe : « Les Coyote Springs ».&lt;br /&gt;Indian Killer, un livre sur la Ghost Dance, le plus célèbre mythe indien. Une lecture essentielle pour qui veut essayer de comprendre ce que cela signifie d’être indien aujourd’hui, d’être un étranger sur ses propres terres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté du cinéma, je me permets de glisser deux noms :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jaume Balaguero&lt;/strong&gt; : La secte sans nom, Darkness et bientôt (ou déjà ?) Fragile.&lt;br /&gt;Là, vous comprendrez ce que peur veut dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guillermo del Toro : L’échine du diable et bientôt Le labyrinthe de Pan.&lt;br /&gt;A parfaitement su capter l’essence d’une histoire dites de fantômes : ”¿Qué es un fantasma? (...) un sentimiento, suspendido en el tiempo, como una fotografía borrosa, como un insecto atrapado en ámbar.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, un troisième : &lt;strong&gt;Lucky McGee&lt;/strong&gt; : May, sorti très discrètement en 2004 est beau à se pendre par le cœur. Faites-moi confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, un quatrième pour la route, &lt;strong&gt;John Carpenter&lt;/strong&gt; : L’antre de la folie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vrac, quelques autres titres à découvrir : Le seigneur des guêpes de &lt;strong&gt;Iain M. Banks&lt;/strong&gt;, le Prestige de &lt;strong&gt;Christopher Priest&lt;/strong&gt;, La petite fille aux araignées de &lt;strong&gt;Anne Duguël&lt;/strong&gt;, Les proies de l’ombres de &lt;strong&gt;Charles L. Grant&lt;/strong&gt;, Le drive-in de&lt;strong&gt; Joe R. Lansdale&lt;/strong&gt; (l’auteur de la nouvelle qui a inspiré le film Bubba Ho-Tep), Girlfriend dans le coma de &lt;strong&gt;Douglas Coupland&lt;/strong&gt;, Obsidio de &lt;strong&gt;Johan Héliot&lt;/strong&gt;, Enfer clos de &lt;strong&gt;Claude Ecken&lt;/strong&gt;, La forêt des Mythagos de &lt;strong&gt;Robert Holdstock&lt;/strong&gt;, tout &lt;strong&gt;Gene Wolfe&lt;/strong&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un avant-dernier conseil, les recueils Territoires de l’inquiétude (et l’anthologie Ombres portées où figure Petits points de suture dans le dos d’un mort de &lt;strong&gt;Joe R. Lansdale&lt;/strong&gt; que je lirai si j’étais vous), s’ils sont d’une qualité inégale, sont un bon moyen de tester un large panel d’auteurs et de trouver vos affinités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier conseil : la plupart des livres conseillés ici sont malheureusement difficiles à trouver dans les fast-read (Virgin, FNAC, Auchan, Monoprix et autres prophètes de la culture moderne). N’hésitez donc pas à fouiner dans les librairies d’occasion (pour les parisiens, il y a notamment &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;em&gt;la librairie Scylla, 8, Rue Riesener, Métro Montgallet&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;) ou à surfer sur les sites de vente en ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.K.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114840567169902169?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114840567169902169/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114840567169902169' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114840567169902169'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114840567169902169'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/05/article-what-fantastic-world-par-ak.html' title='[ARTICLE] What a fantastic world…, par A.K'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114840481228315389</id><published>2006-05-23T19:15:00.000+02:00</published><updated>2006-05-23T19:20:12.290+02:00</updated><title type='text'>[ARTICLE] Rédigez un petit article sur ce métier, par Catherine Dufour</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/IMG_0120.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/IMG_0120.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Rédigez un petit article sur ce métier, par Catherine Dufour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques temps de ça, je suis allée signer quelques uns de mes livres dans un genre de petit paradis très spécial, tapissé depuis le sol jusqu’au plafond, en passant par le fond du lavabo, de livres de Moorcock et de Silverberg, d’Egan et de Bordage. Je veux parler de Scylla, librairie spécialisée SF du 12ème arrondissement de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette officine, qui sent bon le papier neuf, le cidre frais et le cerveau chaud, était ce jour là remplie de tout un tas de petits jeunes plus ou moins chevelus, dont quelques filles et un mathématicien. Lequel tenait à la main un exemplaire du « Goût de l’immortalité » épaissi de post-its sur lesquels il avait soigneusement noté tous les reproches qu’il avait à me faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Cambridge, on est méthodique ou on n’est pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etant, au bout d’une ou deux heures, parvenu au bout de ses pots-its et de ses réflexions (sûrement pertinentes) sur la problématique de la translittération mandarin-français, la vocation historique de l’alphabet taïwanais et l’à quel point je n’y connaissais rien en kanjis japonais (mais comment a-t-il su ?), il engagea une conversation intéressante, s’avéra finalement à peu près humain et nous nous quittâmes assez satisfaits l’un de l’autre.&lt;br /&gt;Peu de temps après, je reçus le mail suivant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Ecrivain : Rédigez un petit article sur ce métier et sur votre entourage. Est-ce que vous êtes nécro-goth, écoutez du métal, jouez aux jeux vidéos, torturez votre lapin rouge dans son bocal sans eau ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mail émanait de Cambridge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une concision toute anglaise et une précision toute scientifique, il concentre magistralement tous les clichés les plus éculés et les plus erronés sur la digne fonction d’écrivain (on parlera de métier quand il sera mieux payé). Ma réponse sera à la hauteur, brève et britannique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Non, je ne. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’un cliché soit éculé, ma foi, c’est son travail.&lt;br /&gt;Qu’il soit totalement erroné, c’est un peu bizarre et ça doit s’expliquer. Au moins quelque part ou à un niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cliché : l’écrivain est une créature psychologiquement torturée (et donc torturante, si Freud s’est bien fait comprendre, d’où le lapin rouge).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalité : Certes, mais citez-moi un corps, un *seul* corps de métier qui ne soit pas un vivier à psycho-rigides, -pathes ou -tiques et à névro- de toutes désinences. La condition humaine est un sale métier. Le lapin rouge est en option.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cliché : l’écrivain, psychologiquement torturé donc, a un mode de vie à l’avenant. Il s’habille tout de noir, fornique avec des cadavres, écoute des musiques de mauvais aloi et s’en prend à des lapins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réalité : si l’on calcule qu’il faut un an et demi, à raison de 3 heures de recherche suivies de trois heures d’écriture par jour, pour rédiger un roman d’environ 500 000 signes, que l’écriture de tout roman précède une série d’au moins 20 séances de signature, en général situées à plus de deux heures de trajet (aller simple), et suit une phase d’apprentissage d’au moins 20 ans de production scripturale pathétique, si l’on compte que par là-dessus l’écrivain est prié de, comme tout le monde, payer un loyer, se laver les pieds, dormir quelques heures par jour et avoir une vie sexuelle décente, on constate que :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’écrivain n’a absolument pas le temps d’aller faire le gland dans des tenues grotesques, fut-ce avec des lapins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout au plus peut-il essayer d’écrire en écoutant Ramstein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Nous parlerons ailleurs du jeu vidéo comme signe de pathologie mentale. De toute façon, l’écrivain n’a absolument pas le temps non plus de fragger de l’alien sur Ghost Recon Advanced Warfighter. Ou alors, il doit faire une croix sur son loyer, l’hygiène de ses pieds, ses heures de sommeil ou sa vie sexuelle. Tout est affaire de choix.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reprenons. L’écrivain a une triple vie alimentaro-sexuello-artistique, quand il n’a pas en plus une nichée d’enfants et de relations sociales, ce qui fait 5 vies à mener en 24 heures. Il doit donc se lever tôt. Par conséquent, il ne peut se coucher tard ni dans un état trop avancé. De plus, l’écrivain a besoin d’une existence stable, ou du moins d’un plan de travail stable sur lequel est posé un ordinateur pourvu d’un système d’exploitation stable et entouré d’une bibliothèque de référence stable. La vie non rêvée d’un écrivain est forcément plan-plan et fatigante. Raison pour laquelle certains écrivains limitent leurs relations sociales à leur éditeur ou remplacent la nichée d’enfants par un chat. Et seules deux races d’écrivains échappent à ces tristes contingences : ceux qui n’arriveront jamais à boucler leurs 500 000 signes et Gilles Dumay, qui réalise son œuvre tout en égorgeant des crocodiles avec les dents dans les flots tumultueux et glacés de l’Ob (Nous reviendrons sur la probabilité de trouver un crocodile dans un fleuve sibérien, mais un autre jour.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, pourquoi persiste dans l’inconscient collectif, et ce jusqu’à Cambridge, le mythe de l’écrivain ténébreux à mœurs zoocides ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que l’écrivain l’entretient soigneusement, allant jusqu’à égratigner son blouson de cuir avec des trombones, se balafrer la face avec son rasoir Bic jetable et éplucher le « Guide du routard spécial Darfour » avant de se risquer dans une soirée mondaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Parce que pour draguer, ça aide », pourrait-on résumer. Toute activité artistique est fondée sur cet axiome. De Bono de U2 à Houellebecq de Fayard, tous les artistes l’avouent un jour ou l’autre : ils ont commencé à faire l’artiste pour draguer les Filles. Or, on n’a jamais vu une Fille frémir devant un cadre classe H (ou catégorie A) ouvrant OpenWord avec un chat sur les genoux. La Fille frémit plus volontiers devant un rebelle mal rasé fleurant bon la bière iakoutsk, le blouson en cuir éraflé, la poudre colombienne et le paradoxe sociétal. Dantec l’a bien compris.&lt;br /&gt;Mais alors, pourquoi l’écrivain ne se lance-t-il pas dans une carrière plus en relation avec les fantasmes de la Fille ? Grand reporter ? Routard ? Mécano sur le transcaucasien ? Eleveur de vaches masaï ? N’importe quelle sinécure qui lui permettrait d’avoir réellement, au quotidien, la barbe apparente, le pied fumant et d’affolantes cicatrices sur son corps buriné ? Parce que ce style de vie décousu n’est pas compatible avec le fait d’écrire, cf. supra. Et que l’écrivain *doit* écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’aperçois, hélas, que l’espace-mot qui m’est imparti touche à sa fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la réponse à cette question, je renvoie donc le lecteur intéressé à l’œuvre de Marguerite Duras, qui a écrit sur le sujet quelques passages très pertinents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et à la question : Mais alors, les écrivaines se lancent-elles dans l’écriture pour draguer les Garçons ? je répondrais que je n’en sais rien : je suis mariée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à savoir ce que fout un lapin rouge dans un bocal, c’est au-delà de mes compétences.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114840481228315389?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114840481228315389/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114840481228315389' title='8 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114840481228315389'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114840481228315389'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/05/article-rdigez-un-petit-article-sur-ce.html' title='[ARTICLE] Rédigez un petit article sur ce métier, par Catherine Dufour'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114840445058020299</id><published>2006-05-23T18:59:00.000+02:00</published><updated>2006-05-24T21:11:53.926+02:00</updated><title type='text'>[ARTICLE] La science-fiction que j’aime…, par Thomas Day</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/IMG_0319.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/IMG_0319.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[&lt;em&gt;Comme je n'ai pas grand chose à dire ces derniers temps, je vais vous poster ici une suite d'articles, qui devaient au départ être publié dans des journaux de lycée. Le plan était de demander à trois personnes de présenter chacun la Science Fiction, le Fantastique et un peu le métier d'écrivain (de SFF). Montrer que à part Tolkien il y a autre chose et que le monde ne tourne pas autour d'Hary Potter, que les livres s'achètes aussi ailleurs qu'à la Fnac. Malheureusement, la plupart des lycées ont refusé au dernier moment la publication de ces articles. Voici donc les articles, tels qu'ils m'ont été envoyés par les différents auteurs (Thomas Day, Catherine Dufour et A.K) -que je remercie énormément- sans aucune retouche&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;PS : je remercie bien sûr Scylla sans qui je n'aurais jamais eu la chance de rencontrer tous ces gens... faux-gens :D&lt;/em&gt;]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science-fiction que j’aime…, de Thomas Day&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science-fiction est un genre littéraire née aux États-Unis dans les années 30. C’est à quelques rares exceptions près (certaines œuvres de H.G. Wells, certains romans partiellement prophétiques de Jules Verne, le Frankenstein de Mary Shelley) une littérature du XXe siècle. Tout a vraiment commencé avec les pulps, ces revues bon-marché qui étaient remplies d’aventures diverses, dont des aventures spatiales et des récits d’invasions extraterrestres. A l’époque un auteur pouvait vivre correctement en ne vendant que des nouvelles. C’est dans ces pulps, dont certains sont devenus mythiques (Weird Tales), que commencèrent H.P. Lovecraft, Ray Bradbury, Edmond Hamilton, Clark Ashton Smith et bien sûr Robert E. Howard, le papa de Conan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 40 représentent la naissance effective du genre, c’est durant cette décennie que sont mis sur orbite avec succès deux des plus grandes œuvres de la science-fiction : Fondation d’Isaac Asimov (1942-1944), Chroniques Martiennes de Ray Bradbury (1946 pour la première nouvelle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 50 et 60 sont celles de la maturité avec l’arrivée de poètes comme Cordwainer Smith, de génies de la littérature moderne comme Robert Silverberg, Philip K. Dick et Michael Moorcock. La conquête spatiale est au centre de certaines œuvres, mais d’autres ne parlent que de la Terre souvent ravagée par une troisième guerre mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 70 sont celles de la contestation politique, les vaisseaux rouillent sur leurs pas de tir, J.G. Ballard s’attaque à la pollution, la surpopulation et la folie des hommes (I.G.H., Le Monde englouti, L’île de béton) ; John Brunner fait de même. Frank Herbert continue son grand œuvre, la série Dune, messianique, écologique et par bien des côtés réactionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 80 sont celles du grand désastre, le public lassé par les brûlots politiques des années 70 et qui préfère de loin le rêve (l’espace, les planètes étrangères) est parti vers d’autres horizons. Les nouveaux auteurs peinent à émerger, les plus intéressants passent inaperçus comme Michael Bishop et Rudy Rucker, pourtant très talentueux. On ne gardera des années 80 que le mouvement Cyberpunk qui se traduit par l’émergence de quatre des auteurs les plus importants des années 1990-2000 : Michael Swanwick, William Gibson, Bruce Sterling et Walter Jon Williams.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années 90 sont marquées par un retour affirmé au « Sense of Wonder », à l’aventure planétaire, au Space Opera. En France c’est l’explosion, l’apparition de la comète Serge Lehman, de Pierre Bordage, d’Ayerdhal et d’autres appelés à rester (Mauméjean, Heliot, Bellagamba).&lt;br /&gt;Quant aux années 2000-2010, elles sont pour le moment trustées par la fantasy, ce qui est l’inévitable conséquence du succès d’Harry Potter, en librairie, et du Seigneur des Anneaux, au cinéma. Dans un monde où le présent est de plus en plus difficile à décrypter, le lectorat se réfugie dans un passé mythologique et magique qu’il préfère, et de loin, aux futurs, souvent gris (voire franchement noirs), que proposent les auteurs de science-fiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science-fiction est-elle morte ? Pas si sûr…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment si vous n’avez jamais lu de science-fiction, on vous incitera à commencer par Asimov et son cycle de Fondation, ou les romans de Stefan Wul (Oms en série, Niourk) ; des œuvres que, pour ma part, je trouve trop datées, trop mal écrites et auxquelles je préfère les nouvelles de Philip K. Dick, Robert F. Young, Michael Swanwick, Greg Egan, Ted Chiang, James Patrick Kelly. Quant aux romans, puisqu’il faut en citer, allons-y : Le Maître du haut château, Ubik et Substance mort de Philip K. Dick ; Dune de Frank Herbert (qui reste LA référence pour beaucoup de lecteurs) ; Martiens go home et L’Univers en folie de Fredric Brown (parce qu’il est bon de se marrer de temps en temps), L’homme dans le labyrinthe, Un jeu cruel et Le Livre des Crânes de Robert Silverberg (trois authentiques chefs d’œuvre) ; Le Prestige de Christopher Priest (une histoire de magiciens, d’adultère et de téléportation) ; Jack Faust de Michael Swanwick (le mythe de Faust revisité) et j’en passe tant le genre est riche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La science-fiction ressemble au cinéma, il y a des œuvres grand public et des œuvres d’auteur, des chef d’œuvres et des navets, flottant les uns comme les autres dans un océan de tout-venant, sans grand intérêt. Histoire de ne pas dériver sans gouvernail, je ne peux que vous conseiller la lecture de Passeport pour les étoiles de Francis Valéry, un petit guide SF de lecture bien foutu et pas cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas Day&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encadré&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La valse des étiquettes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steampunk, Cyberpunk, New Wave, Space Opera, etc. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Voici donc un petit dictionnaire SF à français :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Space Opera : C’est le genre maître (du moins en terme de ventes). On y décrit d’immenses empires galactiques souvent en lutte pour la suprématie totale (quelle drôle d’idée !). Ce genre, volontiers militariste, rarement progressiste, a donné des œuvres aussi incontournables que le cycle de Dune, Hypérion de &lt;strong&gt;Dan Simmons&lt;/strong&gt;, La Geste des Princes-Démons de &lt;strong&gt;Jack Vance&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Planet Opera : c’est le petit frère du précédent, l’action se passe sur une seule planète et non dans un empire galactique. On lira avec plaisir Ventus de &lt;strong&gt;Karl Schroeder&lt;/strong&gt;, Elle qui chevauche les Tempêtes de &lt;strong&gt;George R.R. Martin&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lisa Tuttle&lt;/strong&gt;, L’Anneau-monde de &lt;strong&gt;Larry Niven&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Prospective/New Wave : c’est la science-fiction qui s’intéresse aux lendemains. L’exemple le plus frappant est sans doute le classique de &lt;strong&gt;John Brunner&lt;/strong&gt;, Tous à Zanzibar. On citera aussi Jack Barron et l’éternité de &lt;strong&gt;Norman Spinrad&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Cyberpunk : voici la contrée de prédilection de &lt;strong&gt;William Gibson&lt;/strong&gt; ; des univers informatiques à la Matrix, des constructions intellectuelles renversantes comme celles du Samouraï virtuel de &lt;strong&gt;Neal Stephenson&lt;/strong&gt;. Le futur sera informatique ou ne sera pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Steampunk : Retour à l’ère victorienne et à ses machines à vapeur. Ce genre qui était à l’origine une blague brillamment assumée par trois auteurs surdoués, &lt;strong&gt;Tim Powers&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;K.W. Jeter&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;James P. Blaylock&lt;/strong&gt;, est devenu en quelques années un courant majeur qui a donné nombre d’œuvres incontournables comme Les Voies d’Anubis de &lt;strong&gt;Tim Powers&lt;/strong&gt;, La Machine à différences de &lt;strong&gt;Bruce Sterling&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;William Gibson&lt;/strong&gt;, La Lune seule le sait de &lt;strong&gt;Johan Heliot&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Uchronie : l’histoire revisitée. Et si les nazis avaient gagné la Seconde guerre mondiale ? Réponse : Fatherland de &lt;strong&gt;Robert Harris&lt;/strong&gt; et Le Maître du haut-château de &lt;strong&gt;Philip K. Dick&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Post-cataclysmique : C’est l’après-fin du monde. Mad Max au cinéma et Malevil de &lt;strong&gt;Robert Merle&lt;/strong&gt;, entre autres, car ce genre a donné des centaines de livres… dont peu resteront. Exception faite du chef d’œuvre de &lt;strong&gt;Walter Miller Jr&lt;/strong&gt;. : Un cantique pour Leibowitz.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114840445058020299?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114840445058020299/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114840445058020299' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114840445058020299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114840445058020299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/05/article-la-science-fiction-que-jaime.html' title='[ARTICLE] La science-fiction que j’aime…, par Thomas Day'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114661265407849526</id><published>2006-05-03T00:59:00.000+02:00</published><updated>2006-05-03T01:30:54.120+02:00</updated><title type='text'>Tik-Tok, de John Sladek (1983)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/2207247406.01.LZZZZZZZ.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/2207247406.01.LZZZZZZZ.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tik-Tok, de John Sladek&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a des livres comme ça, avec une couverture affreuse (pour celle que j'ai eu : un "machin" fait en "3D" avec en arrière le drapeau des USA..., pas celle qui est affichée ici) qui ne nous donne pas du tout envie de lire. Et lorsqu'AK (encore lui ? Mais chercherait-il à me draguer ?) m'a dit : lis, je dois dire que j'étais sceptique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous voyez Asimov ?&lt;br /&gt;Pour commencer, je n'ai jamais accroché aux robots. Les seuls "robots" que j'aimais, ce sont les Gundams ou les Robotech. Lorsque j'ai commencé à lire de la SF et qu'on m'a présenté Asimov comme l'un des fondateurs du genre et LE spécialiste des robots, la seule chose que j'avais envie de dire c'était : bah putain, je comprend pourquoi je n'aime pas les robots alors. Pas de style, on se fait chier et les histoires sont tout simplement aussi plat qu'une partie de jambe en l'air avec une élève en prépa HEC. Alors lorsque j'ai reçu ce livre, je me suis dis : ok... .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah... c'est pas comme lui.&lt;br /&gt;Non, et loin de là ! Car Sladek, s'il reprend indéniablement des éléments et fait des clins d'oeils à Asimov, il a quelque chose en plus que ce dernier : un style. J'irais encore plus loin en disant qu'il sait écrire mais bon, je vais me faire des ennemis donc je ne le dis pas. Tik Tok est tout simplement un plaisir à lire ! On enchaîne les pages à la vitesse de la lumière (surtout que les Denoël, avec les grosses pages casi-cançons se tournent super bien) avec un sourire en coin tout en se demandant ce que l'auteur va encore imaginer pour la suite. Oui, car l'histoire est...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Berni-électrique.&lt;br /&gt;L'histoire est plutôt simple au début : Les robots sont, normalement, conçus pour servir les humains. Ils possèdent tous un circuit Asimov qui ne leur permet donc pas de faire du mal à un Homme (les trois règles de la robotique). Mais un jour, un robot, nommé Tik Tok fait une peinture un mur et là commence l'aventure. Il devient peu à peu célèbre et grimpe les échelons, obtient un statut de plus en plus important, obtenant de plus en plus d'admirateurs... tout en tuant de plus en plus de gens et en détruisant, peu à peu, tout le systeme que l'humanité à mis en place.&lt;br /&gt;Cynique, puissant, ironique, trash, violent, dur et bien plus encore, ce livre est tout simplement un pur chef d'oeuvre. Se présentant comme une satire, chaque page est une démonstration de l'incohérence d'une société se croyant parfaite. Chaque dialogue est une preuve de la naiveté humaine. Chaque phrase décrit une situation absurde qui, pourtant, arrive tout le temps. Ce livre remet tout en question avec un humour noir bien maitrisé qui ne devient jamais trop lourd et ne sombre jamais dans le gore sans saveur. Les personnages sont crédibles -ils sont justes décris comme étant, pour la grande majorité, des péons i.e des vrais gens- et l'univers est cohérant. On n'est jamais dans l'excès mais l'auteur ne se prive pas pour autant de cracher un peu sur tout ce qui bouge :)&lt;br /&gt;Donc comme tous les TRES bons livres, il est inutile pour moi de blalater sur des pages, je ne ferais que gâcher et retarder votre plaisir. Allez juste l'acheter et vous comprendrez très vite mon enthousiasme.&lt;br /&gt;PS : il existe une couverture moins over-immonde que celle-là, mais bon, comme le dit mon prof de maths : "parfois, il faut faire abstraction"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114661265407849526?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114661265407849526/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114661265407849526' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114661265407849526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114661265407849526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/05/tik-tok-de-john-sladek-1983.html' title='Tik-Tok, de John Sladek (1983)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114639395256650518</id><published>2006-04-30T12:06:00.000+02:00</published><updated>2006-04-30T12:45:52.580+02:00</updated><title type='text'>Physiognomy, de Jeffrey Ford (1997)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/physiognomypoche.1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/physiognomypoche.1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Physiognomy, de Jeffrey Ford&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Voici le livre que j'ai mis le plus de temps à... commencer. En effet, c'est vers Janvier que Xavier de Scylla me força à acheter un livre de poche. Très laid. Je parle bien sûr de la couverture de ce dernier. Impossible alors pour moi de ne pas vomir à la vu de cette dernière. Pourtant, un jour, prenant mon courage à deux mains -ou plutôt me cachant les yeux lors de l'ouverture- je découvris un autre monde...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin un mec qui déchire !&lt;br /&gt;L'histoire -je ne suis pas fort pour raconter les histoires :/- est simple : Cley, un haut dignitaire de la cité impeccable, a reçu l'ordre du Maître de se rendre à Anamasobie. Dans cette bourgade minière, en marge du monde, il devra découvrir l'auteur du vol d'un fruit découvert sous terre.&lt;br /&gt;Bon. Pas très excitant je dois avouer mais il faut parler un peu de notre héros Cley. Vous connaissez l'expression : "oh le batard !" ?. Ici, vous allez pouvoir l'employer à fond car Cley est tout simplement détestable. Doté d'un Ego se rapprochant du mien, il est immorale, pragmatique, machiavélique et violent. Un bon gars quoi. Surtout qu'il est Physiognomiste : une "science" qu'il maitrise parfaitement et qui lui permet ainsi, grâce à un examen de la morphologie d'une personne, dé déterminer tout de lui, à savoir son passé, son présent et même son futur ! Notre mégalomane arrogant et dépourvu d'humanité va donc mener sa petite enquête dans un monde assez...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barré.&lt;br /&gt;Oui, je pense que c'est ça le mot qui correspond. Au même titre que Terry Gilliam dans Brazil ou&lt;br /&gt;encore une société revu par Kafka, l'unviers de Jeffrey Ford est un mélange de tout. On passe du steampunk à du far west en visitant des forêts tout droit sorties de la Fantasie. Barré. Totalement. Et ça aurait pu êre quelque chose de grandiose mais on se rend comtpe que finalement, on se fait pas mal chier au début. Bref, difficile d'accrocher dès les premieres pages car on ne comprend tout simplement rien. Et par la suite, même si on se rend compte qu'il y a de véritables bonnes idées, l'ambition de l'auteur était peut être trop grande et la sauce ne prend pas :/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on s'en fiche car il y a Cley !&lt;br /&gt;Et c'est bien ça le problème. Car si on réussit tout de même à lire le texte rapidement c'est uniquement parceque le personnage nous plait. A chaque fois qu'on croit que ce mec a une petite étincelle de gentillesse et de compassion, et bien on est tout simplement bien content de découvrir que non :D J'adore. Seulement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA FIN EST OVER-IMMONDE !&lt;br /&gt;Bon, comme je ne veux pas vous dévoiler la fin, je ne peux rien vous dire de plus mais sachez que rares ont été les livres qui m'ont autant déçu. C'est un peu comme si vous avez toujours vécu avec des gens chouettes et que là, tout à la fin, vous découvrez qu'on vous a menti sur tout.&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce que les gens font pour avoir des crises de conscience à la con mais à, c'est vraiment le summum de ce qu'on peut faire. Le personnage devient tout simplement "normal" et ne peut donc plus sauver le livre à lui tout seul. De plus, on est tellement déçu par la transformation de Cley, que la suite nous paraît long, atroce voire impossible à lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc ?&lt;br /&gt;Physiognomy est donc un livre ambitieux, qui aurait pu claquer sa chatte, avec un Héros terriblement effiace et.. terrible. L'écriture est correct sans vraiment de style extraordinaire. Le début est difficile car on n'entre pas dans son uninvers, cependant, le personnage de Cley nous permet d'équilibrer la balance mais lorsque ce dernier se transforme... bref, je ne vais pas redire ce que j'ai dis.&lt;br /&gt;Je pense donc que ce livre mérite un coup d'oeil -voler à votre voisin :p- rien que pour voir à quel point le personnage est immorale dans la première partie, mais pas plus. On me dit qu'il y a deux suites à Physiognomy -que Xavier me conseille vivement "aussi"- et qu'on reprend le personnage de Cley -gentil :/-.&lt;br /&gt;Un livre barré, avec un Héros bien au début et une couverture affreuse -on dit que c'est de l'art :/- :&lt;br /&gt;bof.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114639395256650518?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114639395256650518/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114639395256650518' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114639395256650518'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114639395256650518'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/04/physiognomy-de-jeffrey-ford-1997.html' title='Physiognomy, de Jeffrey Ford (1997)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114589083733983006</id><published>2006-04-24T16:36:00.000+02:00</published><updated>2006-04-24T21:05:10.763+02:00</updated><title type='text'>Le Silence de l'Espace, de Tommaso PINCIO (2003)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/Le-silence-de-espace.0.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/Le-silence-de-espace.0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le Silence de l'Espace, de Tommaso PINCIO&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Bon, ya quoi de bien ?, demandais-je aux squatteurs de la célebrissime librairie Scylla&lt;br /&gt;-Hmmm, lis ça, dis AK en me présentant un livre de poche avec une sorte de bouteille de coca dans l'espace.&lt;br /&gt;-Ok."&lt;br /&gt;Tout d'abord septique, je feuillette rapidement les quelques 192 pages... 42 chapitres ! Même une illustration ! Wow, pas mal.&lt;br /&gt;"Ok, je le prend".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Excellent choix : le premier livre chiant comme l'espace...&lt;br /&gt;et ce n'est pas un mal ! Et c'est d'ailleurs là qu'on se rend compte de tout le talent de cet auteur : on arrive à se rendre compte de la solitude du héros, seul dans l'espace sans bruit et en même temps, on veut continuer à lire. Mieux encore, on prend plaisir à dévorer chaque page... -souvent vide d'ailleurs-. Comment ça se fait ? L'auteur est un génie ? Bon, n'allons pas trop loin non plus mais en tout cas, il sait écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un casting de rêve.&lt;br /&gt;Jack KEROUAC, Arthur MILLER, Marilyn MONROE et bien d'autres feront partis de cette aventure. A première vue : completement grotesque et pourtant le fait d'attribuer à ses personnages des noms connus, l'auteur réussis déjà à capter l'attention du lecteur. Il est difficile de faire abstraction car dès lors on voit l'un de ces noms, on a toujour tendence à penser toute cette histoire en la confrontant justement avec l'Histoire telle qu'on la connait, nous. Donc quand Jack part dans l'espace -il s'ennuie- à bord d'un vaisseau de la compagnie Coca Cola, on ne peut s'empecher de se demander quelle drogue l'auteur s'est injecté avant l'écriture. Et tout le texte est comme ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre de fou&lt;br /&gt;Completement barré, inclassable et étrange, cet ovni est une vraie perle. S'il y a parfois des gros vides -aussi bien par le style que par la forme- et des baisses de régimes -Jack s'ennuie donc...-, on passe tellement rapidement les pages qu'il est impossible de ne pas le finir à part si on est mancho et aveugle.&lt;br /&gt;Un livre assez "concept" si je puis dire -il y a un chapitre d'une phrase, j'adore !- qui mérite d'être essayé.&lt;br /&gt;Et pour finir, on m'explique que ce livre s'ancre dans un mouvement littéraire assez "in crowd" : finalement, je suis à la mode comme mec ^^&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114589083733983006?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114589083733983006/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114589083733983006' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114589083733983006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114589083733983006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/04/le-silence-de-lespace-de-tommaso.html' title='Le Silence de l&apos;Espace, de Tommaso PINCIO (2003)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114475625804657050</id><published>2006-04-11T13:25:00.000+02:00</published><updated>2006-04-11T13:50:58.086+02:00</updated><title type='text'>Animamea, de Richard Canal (1987, 2003)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/canal01.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/canal01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Animamea, de Richard Canal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AAA NIIII MAAAA MEEEE AAAAAAAAAA !!!!... hmm désolé, mais je n'avais rien trouvé de mieux pour commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ce n'est pas un Roman de super Sayan ! Par contre, ce livre est tout simplement l'un des meilleurs Space Op (le meilleur ?) Français ! "Poétique, dur, philosophique et violent" dixit Xavier de Scylla. ce livre est tout simplement une bombe atomique pour reprendre les termes de mes amis du 9-3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant...&lt;br /&gt;Lorsqu'on m'a poussé ce livre, en début d'année, j'ai eu énormément de mal à le commencer. Les premières pages étaient incompréhensibles, illogiques et l'écriture ne ressemblait à rien. Pouf, de coté. -Heureusement qu'il est à moitié prix à Scylla-.&lt;br /&gt;Il faut dire qu'en ce début d'année, je commençais à lire de la SF, Richard Canal était peut être trop évolué pour moi :). Ainsi, Xavier -pour se racheter- et ses amis m'ont proposé une liste d'autre bouquins et c'est après être passé derrière l'intégrale de Dick en deux volumes que j'ai entrepris, des mois plus tard -et sous la pression de Xavier et d'AK qui parlent d'Animamea comme LE chef d'oeuvre-, à reprendre le livre gris au à la couverture de Caza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire ?&lt;br /&gt;Comme je déteste "spoiler", je vais faire court -à quoi ça sert de raconter une histoire que vous allez lire ?- je vais copier ce que Xavier a dit sur actusf (beurk) : [&lt;em&gt;Fabrice veut mourir. Bien qu'il soit à la tête d'une colossale fortune, il recherche désespérément la mort durant des jeux de hasard aussi légaux que fatals. Durant une de ces épreuves, il se lie avec un homme qui lui confie son fils juste avant de mourir. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Fabrice va donc adopter Rudy et tous deux vont partir à la recherche d'une planète mythique sur laquelle - dit-on - parviennent et survivent toutes les âmes humaines.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Chris Nelson est la figure emblématique du plus grand groupe de rock du moment (une sorte de Pink Floyd des années 2600). Il va régulièrement voir son ami Syd Harriett (ça rime avec Syd Barrett, non ?) interné dans un monastère à la suite d'un accident. Bien qu'ayant perdu la raison, il continue à composer les poèmes, qui une fois mis en musique par Chris, font le succès du groupe. Un jour, lors d'un concert, Andy, le fils de Chris est tué dans un accident. Le père n'arrive pas à se faire au clone qui le remplace.&lt;/em&gt;]&lt;br /&gt;Vous imaginez bien qu'au bout d'un moment, les deux histories se rejoignent (moi, perso, je préfère l'histoire de Fabrice et Rudy) hein, voilà. Donc ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poum !&lt;br /&gt;Un choc. Oui, je comprenais tout ! L'écriture me paraissait fort fluide par rapport à celle, pété d'amphet, de Dick. Le héros me plaisait, l'univers aussi. Je dévore donc ce livre en quelques heures. Fin. Conclusion ? Extra ! Le space op que j'attendais depuis si longtemps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui ! Achetez le !&lt;br /&gt;Vous aurez compris qu'Animamea est un livre difficile, dans la forme comme dans le style. Pourtant, si on réussis le cap des 40-50 premières pages, l'histoire se déroule d'elle même.&lt;br /&gt;Tout comme Ender (référence des space op et... de la SF tout court :pPpp), les personnages semblent très naturels, très vrais. La psychologie prend une place importante ici et jamais, -oh non !- les situations semblent illogiques et la fin est tout simplement grandiose !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans jamais donner de leçon, ce livre est une belle réflexion sur Dieu et tout ce qui a autour... on en a bien besoin, surtout à notre époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&gt;Allez chez Scylla ! -car je vous rappelle qu'il y a un rabais de 50% sur ce livre là bas et unqiuement là bas :D-&lt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114475625804657050?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114475625804657050/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114475625804657050' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114475625804657050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114475625804657050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/04/animamea-de-richard-canal-1987-2003.html' title='Animamea, de Richard Canal (1987, 2003)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114414729859039922</id><published>2006-04-04T12:27:00.000+02:00</published><updated>2006-04-04T12:41:38.623+02:00</updated><title type='text'>"Stairways to hell" ["Resident Evil Sixty-Nine"], de Thomas Day (2002)</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.actusf.com/images/Dumay/Dumay08.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.actusf.com/images/Dumay/Dumay08.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;[&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;em&gt;Chose promise chose due. J’ouvre effectivement mon petit blog (néanmoins extrêmement bien) à -presque- tout le monde ! Et voici la première fiche et quelle fiche puisqu’elle est tout simplement celle du célébrissime et virulent A.K aka victoire-de-la-musique :p&lt;br /&gt;Il nous présente ici, avec toute la pertinence que peut produire une cervelle déjanté et un clavier, un texte d’un auteur -Français- qui s’illustre pour la deuxième fois déjà sur ce blog.&lt;br /&gt;J’espère que cette critique vous donnerait tous les arguments pour acheter -ou non- ce livre&lt;/em&gt;.]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Stairways to hell", de Thomas Day&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;fiche&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où sommeille la bête&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Maintenant qu'il est allé jusqu'au bout, qu'il a vu Frank mourir à quelques mètres de lui. Maintenant qu'il a appuyé sur la queue de détente et que le sang a rugi jusqu'à son visage, il sait ce qu'est la transgression... Ce n'est pas mettre sa queue d'homme marié dans le cul de la première pétasse de passage, ce n'est pas aller baiser sa femme sur une quelconque tombe du cimetière Montparnasse, ce n'est pas s'envoyer une jolie patiente dans le coma en espérant l'en sortir à coups de rein, ce n'est pas coucher avec un trans et s'en prendre une bonne dans le cul, conscient... d'avoir et le plaisir et la faute... ce n'est même pas céder aux délires de Maneki Neko. Ce serait trop simple... La transgression, c'est une toute autre musique. Il n'y a que le réel qui se transgresse vraiment, et au final ne subsiste qu'une chose à comprendre : il existe une vie sous la vie, une ville sous la ville, des phantasmes qui prennent racines bien au-delà de la notion de phantasme...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques années, je croyais confusèment que Thomas Day n'était qu'un banal écrivaillon américain à peine bon à pondre des novellisations de Doom à la chaîne. Tout juste avais-je vaguement entendu parler de sa fantasy asiatique pour pucelles occidentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, en commençant à tremper dans cette flaque noirâtre qu'est le fandom (note pour les archivistes des temps futurs : fandom = milieu douteux et dispensable dont le nom bâtard évoque tout au plus une malédiction vaudoue ratée), la vérité est venue à moi (entre deux ragots volubiles du genre qui-fout-sa-queue-dans-la-chatte-à-qui ou lunes-d'encre-dépose-le-bilan-le-mois-prochain), à savoir que Thomas Day n'est autre que le pseudo de Gilles Dumay. Diantre ! Comment un homme responsable de la goûteuse collection Lunes d'Encre peut-il avoir un pseudo aussi tristement banal et moche qui évoque plus un acteur de snuff-porno qu'un écrivain digne d'intérêt ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attirée par la couverture printannière façon "jeune fille désapée avec un poignard coupant des couilles" de Guillaume Sorel, ma curiosité a fini par craquer...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons sur la dédicace qui entretient un peu plus le mythe de l'auteur américain ne maîtrisant pas très bien notre langue (je cite l'auteur : "ce livre terrible où il est beaucoup de sexe et de violence !").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit mot aussi, tant que j'y pense, pour féliciter la qualité de l'édition qui gratifie le lecteur de 4 jolies illustrations intérieures N&amp;amp;B de Sorel(et du coup on oubliera les coquilles trop nombreuses, à tel point que j'ai cru tenir un mouton électrique dans les mains ! note pour les archivistes des temps futurs : moutons électrique = maison d'édition mythique dont tout le monde jure qu'elle a existé mais dont plus personne n'a la trace).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce joli recueil contient 3 nouvelles ouvertement pornos et violentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que non. Si le sexe est présent, surtout dans la 3e nouvelle, la violence est très faible (ou ratée ?). Certes les héros ne sont pas des tendres qui se tatouent des elfes sur les mollets, et ils ont une relation très intime avec la mort, mais il n'y pas de brutalité forcée ni même de malaise à la lecture des scènes un tantinet sanglantes (oui je sais je dois être blasé). Bref si je devais qualifier ce roman d'un mot, j'utiliserai plus sensible que violent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, la mention en 4e de couv' "Les récits de Stairways to hell sont à l'oeuvre de Thomas Day ce que les livres de sang sont à celle de Clive Barker - un summum de brutalité" et la préface adolescente de l'auteur genre "hé les filles je suis violent mais j'ai un coeur gros comme ça (sous-entendu vu ce que j'écris je vais te la foutre profond tu vas mouiller jusqu'au sang salope)" sont quelque peu disproportionnées face au contenu réel des 3 récits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 3 récits donc :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Extermination Highway : un joli conte, un peu trop naïf, sur la tentative de rédemption d'un prisonnier raciste. Si le contexte américain est un peu léger et le passé du héros un peu trop "lourd", la nouvelle reste agréable grace à une narration alerte, une imagerie intéressante, un fond touchant et un personnage de jeune indienne étonnament réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dirty Boulevard (ou la transgression selon Maneki Neko) : ça c'est du très bon. Une réflexion sur la réalité, sur le self-achievement, sur le dépassement de soi. C'est fort, malin, bien foutu. Et avec une structure en clavicule d'Azazel (?!?) (12 2 10 4 8 7 6 5 9 3 11 1 13) très appropriée (la structure du récit se transgressant elle-même en faisant intervenir des objets acquis postérieurement dans des scènes antérieures (oui je suis pas clair mais c'est ma fiche)). Rien que pour cette nouvelle, le recueil vaut plus qu'une petite branlette au coin d'un bar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Punishment Park : là on s'emmerde. Suite au deuil de son frère, Thomas (oui le héros de chacun des 3 récits s'appelle Thomas), un écrivain, s'enfonce dans une fuite dans le réel, un trip porno avec sa copine du moment, une descente aux enfers avec le fantôme d'une de ses ex. C'est long, la surabondance de scènes cul n'apporte rien et ne foutrait même pas la gaule à un écureuil en plein carême. En outre, le fond du propos n'est pas vraiment intéressant car inclus dans le propos de la nouvelle précédente. Dommage. A noter la présence en guest-star d'un certain Olivier, éditeur et ami (ou amant ? ah non ça c'est Patrick) de Thomas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion : Quelque part entre Thierry Di Rollo et David Calvo, Thomas Day peint ses idées noires. Pas toujours aboutie (mais bon avec un pseudo pareil c'est pas étonnant...) mais constamment remise en question, sa toile donne envie d'approfondir son oeuvre.&lt;br /&gt;Note pour les archivistes des temps futurs : Thomas Day = écrivain qui semble plus préoccupé par sa condition d'homme que par sa condition d'auteur. Et quelque part c'est tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Arkady Knight-&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114414729859039922?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114414729859039922/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114414729859039922' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114414729859039922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114414729859039922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/04/stairways-to-hell-resident-evil-sixty.html' title='&quot;Stairways to hell&quot; [&quot;Resident Evil Sixty-Nine&quot;], de Thomas Day (2002)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114285210082185782</id><published>2006-03-20T11:15:00.000+01:00</published><updated>2006-03-20T13:05:54.936+01:00</updated><title type='text'>Le temps du Twist, de Joël Houssin (1990)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/JH-LTDT-B.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/JH-LTDT-B.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le temps du Twist, de Joël Houssin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord un auteur...&lt;br /&gt;Hmmm, Français... il écrit les scénarios pour Navarro... hmmm, bah dis donc, ça promet... voyons voir son cv.&lt;br /&gt;"Joël Houssin pratique depuis Locomotive rictus (1975) une littérature coup de poing où se détachent Les Vautours (Grand Prix de la S.-F. Française 86), Argentine (Prix Apollo 90) et la saga du Dobermann, devenue un film de Jean Kounen que l'on verra en 97."&lt;br /&gt;Ah, quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'alcool, l'opium du peuple ? Non, la vie !&lt;br /&gt;Car tout commence ici, dans un futur proche où un virus a contaminé le monde entier et devinez quoi ? Ce virus nous font devenir des zombies ! Waaah, quelle originalité ! Et là, balancez toutes les scènes ultra-giga connues des je-te-bouffe-tout-cru. Mais voilà, c'est la seule chose en commun entre le livre de Joël et tous les autres "oeuvres" qui parlent de ces créatures. Finis les balles en pleines têtes par les unités commandos, ici, on a trouvé un remède... ou plutôt un moyen à court terme pour ne pas devenir des lépreux sans cervelle : l'alcool !&lt;br /&gt;Il "suffit" de boire tout le temps. Il faut être saoul toute la journée et on ne peut pas attraper cette maladie. De cette manière, toutes les personnes, dès leur plus jeune âge (i.e dès qu'ils naissent) sont bourrés à la bière ou à la vodka.&lt;br /&gt;Oui, c'est idiot mais c'est comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'histoires raconte l'aventure d'une bande de gamin qui vont voyager dans le temps et se rendre compte que Led Zep' n'existe plus ! Ils vont alors tout faire pour que le groupe se forme... "&lt;br /&gt;Voilà le résumé en une phrase. Mais ne fuyez pas ! Si à priori ça à l'air con... en fait, c'est pis ! Et c'est pour cela que c'est un "grand" livre ! Il s'assume completement et e plus, c'est bien foutu. Les personnages sont classes : il y a entre autre le "héros", un frustré sexuel qui cherche, durant toute l'histoire, à niquer (car il est puceau). Son pote le hacker qui lui a promis de ramener une gonzesse pour qu'il se fasse dépuceler. Un "loup-garou" qui possède la fameuse voiture à remonter le temps etc. Oui, c'est très sexe aussi, un autre bon point :D&lt;br /&gt;L'écriture est fuide. On ne se prend pas la tête à comprendre les détails et il n'y a pas de descriptions à la Zola sur 500 pages. Ici, on raconte une aventure débile et completement barré et on la raconte bien !&lt;br /&gt;De plus, c'est grâce à ce livre que j'ai "découvert" Led Zep (mea culpa, je suis un Chinois, il faut me pardonner hein :p) et entre autre le Rock'n'Roll... oh oui ! Ici, c'est Rock ! C'est bourré de clin d'oeil et il y a une vraie recherche de la part de l'auteur.&lt;br /&gt;Voyez toutes les bonnes raisons pour le lire ! :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, ne cherchez ni des métaphores extraordinaires ni une parabole grandiose, y'en a pas. Ce n'est pas non plus une critique sur la société et il n'y a pas non plus quelque chose de super philosophique hein. Ce livre n'a pas été écrit pour être crédible (ah bon ?) et tant mieux. On est content de la lecture et puis c'est tout ! L'auteur ne cherche pas à se justifier et la lecture est facile. Moi j'aime.&lt;br /&gt;Donc, si vous cherchez un bouquin pour passer une bonne soirée : foncez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : le synopsis du prochain film Français "Jean-Phillipe" rappelle étrangement ce livre... sauf que Johnny Hallyday à la place de Led Zep'... hmm :)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114285210082185782?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114285210082185782/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114285210082185782' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114285210082185782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114285210082185782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/03/le-temps-du-twist-de-jol-houssin-1990.html' title='Le temps du Twist, de Joël Houssin (1990)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114251498465900894</id><published>2006-03-16T14:00:00.000+01:00</published><updated>2006-03-16T14:20:44.813+01:00</updated><title type='text'>Fight Club, de Chuck PALAHNIUK (1996)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/0099765217.02.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/0099765217.02.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Fight Club, de Chuck PALAHNIUK&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Scylla, par un bel après midi&lt;br /&gt;"Salut Xavier, t'as un truc à me conseiller ?&lt;br /&gt;-Quoi, ta's déjà finis les Dick ?&lt;br /&gt;-Ui&lt;br /&gt;-Ok, tiens prend le PALAHNIUK&lt;br /&gt;-Quoi ?&lt;br /&gt;-Fight Club&lt;br /&gt;-Ah. Il déchire le film !&lt;br /&gt;-Oui mais la fin elle pue du cul. Je n'aime pas le Happy End.&lt;br /&gt;-O_o ? Happy End ? Tu trouves ?&lt;br /&gt;-Tu verras dans le livre. Tout est pareil, le film est calqué sur le livre, jusqu'à un certain moment où la censure d'Hollywood ne permet plus d'aller aussi loin.&lt;br /&gt;-oh. Bon, bah je te dirais ce que j'en pense alors."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain&lt;br /&gt;"Aïe&lt;br /&gt;-Salut Mike, t'as quoi ?&lt;br /&gt;-Une bombe. Ce livre est une véritable bombe ! En plus, les recettes qu'il donne sont exactes sauf qu'il manque un élément à chaque fois ! Putain, l'écriture est speed, on ne perd jamais le souffle ! Le rythme du livre est tel qu'une fois en main, il est impossible de lacher ce truc ! Une bombe !&lt;br /&gt;-héhé&lt;br /&gt;-En plus le livre, au bout d'un moment, devient beaucoup plus noir que le film ! Ahhh, la fin est fantastique !&lt;br /&gt;-Oui, j'aime bien *******&lt;br /&gt;-Way ! *********&lt;br /&gt;-******* ?&lt;br /&gt;-*********************** !!! ********************* !!!!&lt;br /&gt;-****************** !! *************&lt;br /&gt;-**************** **************************************** -****- !!!!!!!!!&lt;br /&gt;-****** ? *******&lt;br /&gt;-.&lt;br /&gt;-!!!&lt;br /&gt;-***** ?????&lt;br /&gt;-********************! !!!!!!!!! ***** ! *** !!! *** !!! **** !!!!!!!&lt;br /&gt;-On dit merci qui ?&lt;br /&gt;-Merci Scylla !&lt;br /&gt;-Au fait, il y a un autre PALAHNIUK.&lt;br /&gt;-Oh ?&lt;br /&gt;Daylon entre à ce moment là et dit :&lt;br /&gt;-Choke. C'est Fight Club en allant plus loin.&lt;br /&gt;-Oh.... "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour ne rien gâcher, toutes les phrases qui pourraient spoiler ont été remplacées par des "*".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;PS : je ne sais pas si c'est fait expres mais on remarque en bas de la couverture "by the author of Fight Club".... sur le livre Fight Club.... hmmm&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114251498465900894?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114251498465900894/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114251498465900894' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114251498465900894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114251498465900894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/03/fight-club-de-chuck-palahniuk-1996.html' title='Fight Club, de Chuck PALAHNIUK (1996)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114251218292753022</id><published>2006-03-16T12:43:00.000+01:00</published><updated>2006-03-16T14:00:24.753+01:00</updated><title type='text'>Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes (1959)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/algernonsmalloptz.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/algernonsmalloptz.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[&lt;em&gt;Ce livre est aujourd'hui étudié au collège donc il n'a même pas besoin d'être défendu... surtout qu'il s'est en plus bien vendu. Donc il n'a pas sa place ici, dans ce blog... en plus, je ne sais pas pourquoi j'écris cette critique car je ne peux pas faire quelque chose de bien. Je ne peux pas rester objectif (enfin, je veux dire que là, je vais être uniquement subjectif... non, ça ne veut riend ire, je sais) et je risque de tout spoiler. Mais bon, comme je viens, moi, de le découvrire (en occaz', merci Xavier de Scylla :p), je vais tout de même vous en parler un peu... uh, non, vous savez quoi ? Ne lisez pas ce que je vais dire. Allez vous acheter le livre chez Scylla et mettez vous à la lecture. Sérieusement, vous risquez même de vous dégouter sans avoir lu le bouquin à cause de ce qui va suivre&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Vous voilà prévenu ! Donc ne venez pas me faire chier si vous êtes deg' après, hein&lt;/em&gt;.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des livres qui, lorsque vous commencez, vous ne pouvez plus vous arreter et lorsque vous arrivez à la dernière page, vous avez mal, ça a été une claque. Mais il y a aussi d'autres livres qui vont encore plus loin et le chef d'oeuvre de Daniel Keyes en fait partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'un idiot et d'un rat...&lt;br /&gt;Non, je ne parle pas du célèbre Steinbeck car ici, c'est de la SF.&lt;br /&gt;Je vous présente Algernon qui est une souris. Grâce à la science, elle est devenue intelligente. Voici maintenant Charlie Gordon, un idiot. Grâce à la science, il va devenir intelligent.&lt;br /&gt;Les scientifiques demandent alors à Charlie d'écrire dans son carnet de note tout ce quoi il pense, un journal intime en quelque sorte (mais qui sera lu par tout le monde) et pendant toute la durée de l'histoire, nous lisons ce que Charlie a écrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"conte randu N°1&lt;br /&gt;Le Dr Strauss dit que je devrez écrire tout ce que je panse..."&lt;br /&gt;C'est sur ces fautes d'ortographes que tout commence. Nous allons suivre à travers ces textes l'évolution de ce simple d'esprit. Nous découvrirons avec lui tout ce qui nous semblait, à nous, évident. Nous découvrirons avec lui ses premiers souvenirs, ses premières peurs. Nous découvrirons avec lui que le monde dans lequel il a vécu n'est pas aussi beau et que ses amis ne sont pas aussi bons. Nous découvrirons avec lui ses premiers sentiments envers une fille... et nous découvrirons avec lui ce que c'est d'être un génie.&lt;br /&gt;Magnifiquement écris, on dévore le livre integralement sans s'arreter malgré la tristesse qui s'en dégage. Parfois, il m'est arrivé même de relâcher le livre quelques secondes, essuyer une goute de larme invisible, boire un verre de Coca pour essayer de faire passer cette grosse boule dans ma gorge et reprendre la lecture afin de savoir ce qu'il se passe ensuite. Pendant tout le livre on veut que ce gamin... de 30 ans, s'en sorte. Pendant tout le livre on veut le voir heureux mais on sait aussi pertinement que ce n'est pas possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ignorence serait le plus grand bonheure ?&lt;br /&gt;Voilà la question qui revient à chaque passage. Car Charlie n'est pas triste parcequ'il est idiot mais il est triste car il sait qu'il l'est ou qu'il l'a été. Il est triste car il comprend. Mais il s'efforce d'être "un telijen" depuis tout petit, pourquoi ?&lt;br /&gt;Une recherche de la vérité, de sa vérité, voilà ce que c'est. Il se replonge dans ses souvenirs, qui sont toujours là mais qu'il n'a pas pu "voir" car il n'avait pas la capacité avant l'opération. Il fouille, il examine, il compare, il comprend... mais il y a toujours d'autres questions, d'autres incompréhension. Plus il est intelligent, moins il comprend ? Quelle ironie. Mais intelligent ou pas, il reste un humain. Et C'est là une des grandes critiques que fait l'auteur à travers son texte. Car ce qu'il cherche, ce n'est peut être pas l'intelligence mais juste le fait d'être considéré comme les autres, un humain... .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je ne peux pas vous en dire plus sinon je vous gâcherais tout, d'ailleurs, je vous en ai déjà trop dis. Lisez le. C'est un grand coup pour notre ego (et surtout pour le mien qui est assez gros...), une belle réflexion sur l'humanité et chacun en tirera sa propre leçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Même si cela ne veut strictement rien dire quant à la qualité véritable d'une oeuvre, sachez tout de même que ce livre a reçu le prix Hugo et Nebula, deux &lt;em&gt;références&lt;/em&gt; de la SF. Et d'après le Cafard : En 1992, « Des fleurs pour Algernon » s’est vu remettre le Prix Hugo spécial de la Meilleur novelette de tous les temps.&lt;br /&gt;Voilà, tout est dit :D&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114251218292753022?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114251218292753022/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114251218292753022' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114251218292753022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114251218292753022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/03/des-fleurs-pour-algernon-de-daniel.html' title='Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes (1959)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114139613617721761</id><published>2006-03-03T14:54:00.000+01:00</published><updated>2006-03-03T15:28:56.196+01:00</updated><title type='text'>Skull City -Thanatopolis-, de Lucius Shepard (1990)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/005470.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/005470.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Skull City -Thanatopolis-, de Lucius Shepard&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Déjà, si je commence par vous dire que c'est un recueil de nouvelles, je sens que 70% des lecteurs vont partir sans lire la suite. Je ne comprend vraiment pas le tendence Française à cracher sur les nouvellles. Xavier, vendeur Ô célèbre de la Ô magnifique librairie Scylla (tu peux me faire -50% après cette pub quand même hein !), m'explique que c'est parce-que beaucoup de Français pensent que lorsque ce n'est pas long, c'est de la merde ou ça ne vaut pas le coup. Ok, bah sont cons. Car toute la force de la nouvelle réside dans son style/écriture extremement bien maitrisé : il ne faut pas chipotter et aller droit au but sans pour autant faire quelque chose de plat sans saveur. D'ailleurs des grands noms comme Stephen King, P.K Dick ou encore Bradbury qui sont aujourd'hui connus pour leurs romans (adaptés en Films), sont pour la plupart bien meilleurs encore dans leur nouvelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Parlons un peu de celui-ci. Je ne vois pas pourquoi je ferais un long discours remplis d'euphémismes car c'est tout simplement une tuerie. La lecteure de la première nouvelle éponyme est tout simplement synonyme de claque. L'écriture, originale, sobre mais en même temps trash et rythmé de l'auteur nous plonge directement dans un New York où la violence embrasse le sang. L'atmosphère de pisse et de merde est unique. Le héros, un pauvre paumé pété au junk qui essait pourtant de s'en sortir, magnifiquement construit (on me souffle que l'auteur avait été arreté pour possession de drogue et d'arme... tiens, comme c'est étrange) tout au long du livre nous emmene avec lui dans une aventure déjantée où la réalité s'entremêle avec la cauchemar. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Les autres textes de ce recueil sont tous aussi biens (même si Skull City reste pour moi sans aucun doute le meilleur de tous) et nous font voyager d'un coin à un autre de la planette (on me souffle que l'auteur a énormément voyagé, tiens donc, là aussi je suis choqué) et les histoires sont autant de parabole que de critiques sur la sociétés, la politique et le monde en général. Le style reste toujours aussi surprenant, les intrigues passionants (parfois ça ressemble à du Dick mais sans le style brouillon que je lui reproche tant), les personnages attachants voire émouvants. Bref, comme je l'ai dis dès le départ, c'est une tuerie complete.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Ainsi, je pense pas qu'il soit nécessaire de faire une conclusion pour que vous compreniez à quel point ce bouquin DOIT absolument figurer dans votre bibliothèque. Rien que pour la première nouvelle, il faut l'acheter (surtout que vous le trouverez surement en occasion pour quelques euros). Voilà, vous savez ce qui vous reste à faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114139613617721761?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114139613617721761/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114139613617721761' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114139613617721761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114139613617721761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/03/skull-city-thanatopolis-de-lucius.html' title='Skull City -Thanatopolis-, de Lucius Shepard (1990)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114121167132119353</id><published>2006-03-01T11:44:00.000+01:00</published><updated>2006-03-01T12:21:16.296+01:00</updated><title type='text'>Le goût de l'immortalité, de Catherine DUFOUR (2005)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/immortalite.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/immortalite.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le goût de l'immortalité, de Catherine DUFOUR &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Quoi ???? Ce livre là dans un blog où nous étions cencé parlés d'oeuvres et d'auteurs peu connus ???? N'est ce pas la livre de la REVELATION DE L'ANNEE ??? Non mais de qui tu te moques (tu veux ma quequette.... hmm ok, nous n'avons pas les même références musicales :p) ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Bon, si je me permet aujourd'hui de vous présenter ce livre, c'est pour deux raisons bien simples : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Déjà, c'est un auteur Français. Donc, de ce fait, cela place directement le livre dans la catégorie "aura du mal à se vendre". Surtout qu'avouez le nom de l'auteur ne fait pas trop "in" comme Thomas Day par exemple :p&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;De plus, c'est une femme qui a écrit. Sans être macho (à peine), pour une fois qu'une dame écrit autre chose que des trucs niais... hé oui ! Car ce livre n'est PAS de la Fantasy !! ahahah ! Youpiii !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Commençons un peu par présenter l'atmosphère générale. Oublez les petits gnomes tout mimi ou les magiciens bidons présents dans les oeuvres précédentes de cette auteur, car ici, c'est du noir. La Terre a connu les ravages d'une mondialisation capitaliste et industrielle au plus haut degré. La ville de Harbin, en Chine, ressemble plus à une mégalopole post apocalyptique dans Fallout 2 que la pauvre petite ville Chinoise à quelques heures en train de Beijing. On savoure l'air polluée, on regarde les cadavres par terre, on espere... non, justement, on n'espere plus en fait. Car ici, pas d'espoir. Tout est laid et meme l'héroïne est laide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;La laideur est un point important. Si vous voulez des couleurs roses bonbons (qui a dit comme mon blog ?), vous vous êtes gourrés ! J'espere que vous êtes habitués à voir des morts car ce bouquin en regorge. Tout le monde crève, et au mieux, sans souffrir. Simple, non ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;L'histoire nous est contée par l'héroïne, une "vieille-morte-vivant" de 200 ans. Dès le début le ton est donné : ça va être bien sanguinaire. Cool. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Le style est assez difficile au début car on passe d'une trame à une autre, d'un personnage à un autre sans vraiment voir les implications et les différentes relations. On ne plonge que très tard dans le scénario car on ne distinct pas du tout le fil conducteur. Le narrateur (narratrice) raconte ses souvenirs comme un mec bourré dans un bar qui vous parle de ses malheures sauf que là, c'est bien écrit et au bout d'un moment, lorsqu'on a saisi toute la logique de ce monde, on est completement plongé dedans. Cette façon de raconter les choses a un effet positif : c'est efficace. Efficace dans le sens où on y croit (graaave) ! Tout ce qu'elle nous raconte nous parait logique, cohérent, "possible". Ainsi, après les premiers chapitres où on s'endort, l'effet devient inverse par la suite et je me surprend à ne plus pouvoir lâcher le bouquin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Finalement, Le goût de l'immortalité s'en sort honnêtement. Quand j'en ai parlé avec l'auteur (autrice ? :/), cette dernière m'affirme fermement que l'Héroïne du livre est un monstre... je ne trouve pas. Et si elel a voulu la rendre détestable, monstrueuse, ele a raté ! Oui, pour moi, cette pauvre petite fille (morte) est completement excusable... bref, à vous d'en juger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Un dernier point qui m'a fortement fait chier mais qui est dans toute la logique de cette oeuvre (et donc c'est bien) c'est la manie de l'auteur de passer dix pages à nous décrire un personnage et dès lors on commece à l'aimer, pouf, il crève !!! Arrfff, même Cmatic le Brd Pitt trop stylé mais un peu "trizo" sur les bords crève 'de façon un peu minable d'ailleurs).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Au bilan, un bon livre (j'ajoute aussi que j'ai beaucoup aimé la relation mère-fille décrite dans ce livre) sans être extraordinaire  mais qui montre qu'en France on a quand même du talent... et "même" chez les femmes ! :pPp Bref, j'espere que Catherine va continuer à progresser et j'attend son prochain livre sera aussi de bonne qualité : la SF est une drogue terrible :D&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114121167132119353?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114121167132119353/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114121167132119353' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114121167132119353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114121167132119353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/03/le-got-de-limmortalit-de-catherine.html' title='Le goût de l&apos;immortalité, de Catherine DUFOUR (2005)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114105509100199744</id><published>2006-02-27T16:23:00.000+01:00</published><updated>2007-11-02T23:45:48.652+01:00</updated><title type='text'>L'Instinct de l'Equarisseur [Vie et Mort de Sherlock Holmes] (2002)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/L.instinctDeL.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;img style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/L.instinctDeL.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;L'Instinct de l'Equarisseur [Vie et Mort de Sherlock Holmes], de Thomas DAY&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Thomas Day est connu pour "la voie du sabre" qui est à nos jours le livre de SFFF Français le plus vendu (et non pas sa novelisation du film Resident Evil... "personne n'est parfait" comme il le dit lui même :p), le public passe souvent à coté de cet oeuvre que je trouve sincèrement bien au dessus de l'autre.&lt;br /&gt;Que dire, que dire ? Déjà imaginez vous en gros fan presque nerd que Sherlock Holmes et qu'un beau jour, votre libraire vous présente cet oeuvre, écrit par un Français au pseudonyme débile de Thomas Day (le jour de Thomas). Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai été un peu réticent surtout qu'en plus, on m'annonce que ce livre parle d'un S.H complètement barré drogué et violent dans un monde parallèle où Watson est un super pote de H.G Wells et se permet de rendre visite à A.C Doyle afin qu'il raconte, dans le monde à nous, les aventures du... bref, en gros, quand on me dit ça, je vomis.&lt;br /&gt;C'est ainsi sur un sentiment de peur et de dégoût mélangé avec beaucoup d'à priori que j'ouvre les premières pages (chez moi, car je fais toujours confiance à mon libraire :p).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«It was the simplicity itself»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.C Doyle fait partie de ces génies qui arrivent à écrire sur un seul et même univers tout en rendant chaque roman intéressant pour les lecteurs... en réalité, il se fait bien aidé. Sa muse à lui c'est tout simplement Sherlock Holmes himself !&lt;br /&gt;Le professeur Watson a réussit à trouver un moyen de relier son monde à lui à celui de A.C Doyle et c'est ainsi que notre écrivain, depuis des années, suit les aventures d'un étrange détective. Seulement, contrairement à notre vieux monde bien paisible, l'autre monde grouille d'extra-terrestre à la technologie à faire pleurer un Otaku !&lt;br /&gt;Bien entendu, l'auteur ne peut pas rapporter les faits tels qu'ils sont sinon, on va tout droit à l'explosion de notre société ! Et pour ne pas choquer les lecteurs, il va aussi rectifier un tout petit peu le caractère parfois... explosif du fameux S.H.&lt;br /&gt;Ah ! On nous cache tout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nos idées doivent être aussi vastes que la nature pour pouvoir en rendre  compte »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préface est claire : en gros, ne faites pas chier, je vais écrire S.H à ma sauce et c'est d'ailleurs ce que A.C Doyle a conseillé ! dit Thomas Day -en moins vulgaire peut être mais tout aussi franchement. Ok... et bing ! On a finit le premier chapitre sans se rendre compte. L'écriture est fluide et efficace. On ne se prend pas la tête avec les détails que s'ils peuvent nous faire sourire ou carrément rire. Les personnages sont tous aussi bien travaillés les uns que les autres et on se surprend même à adorer Watson (qui, rappelons nous, ne foutait pas grand chose dans la version originale). Les chapitres se suivent et ne se ressemblent pas. Un casting de star pour ce livre star : Einstein, Tesla, Burton, Edison, des extra-terrestres, Wilde, Freud... et encore d'autres squattent ces pages et ce n'est que bonheur puisque le rythme ne baisse pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cynique, ironique et parfois bien gore, la version T.D est une pure merveille pour ceux qui veulent passer un bon moment. Remplis de clins d'oeil, l'auteur a fait tout un travail de recherche qui se ressent au fur et à mesure de la lecture.&lt;br /&gt;Même pour un fan de SH l'original, je trouve que celui de TD est dix fois plus stylé et c'est avec un sourire presque pervers qu'on s'empresse de tourner les pages afin de découvrir les méthodes, pas du tout traditionnelles, de ce cher Monsieur ^^.&lt;br /&gt;Bref, de l'humour, du crad, des stars, du people (oui, oui, on raconte même la vie amoureuse des différents protagonistes comme Rimbaud et Holmes... les fans-nerds vont gueuler je sens), de l'action... que demande le peuple ? Donc moi je dis : oui !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Rien n'est petit pour un grand esprit.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'instinct de l'Equarisseur ne prétend pas changer votre vie. Non, loin de là. Les quelques soupçons de passages politiques où on croit sentir le penchant de l'auteur ne sont que très peu, voire pas du tout, développes. Les chapitres se lisent rapidement et s'enchaînent bien. Le découpage est simple à la manière d'une série TV US, on peut prendre son temps, s'arrêter à chaque "passage fort" pour reprendre plus tard.&lt;br /&gt;Grâce à son second degré, la violence omniprésente est bien diluée et à aucun moment on ne tombe dans le gore-navet.&lt;br /&gt;Un bon petit livre qui se classe parmi mes plus belles découvertes dans le désert de la science fiction francophone.&lt;br /&gt;A saisir !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114105509100199744?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114105509100199744/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114105509100199744' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114105509100199744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114105509100199744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/02/linstinct-de-lequarisseur-vie-et-mort.html' title='L&apos;Instinct de l&apos;Equarisseur [Vie et Mort de Sherlock Holmes] (2002)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114105378520618533</id><published>2006-02-27T15:56:00.000+01:00</published><updated>2006-03-16T13:32:38.593+01:00</updated><title type='text'>PARADE NUPTIALE, de Donald KINGSBURY (1982)</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/1600/pfut0365.jpg"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/6880/1791/200/pfut0365.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;PARADE NUPTIALE, de Donald KINGSBURY&lt;br /&gt;Premier roman et premier chef d'oeuvre pour cet auteur à suivre de près. Ce livre brille avant tout par son univers logiquement construit. Un roman ambitieux sur le devenir d'une diaspora de l'humanité (ça se dit ça o_O ?) contrainte à s'adapter à un environement hostile. Sans être du Orson Scott Card's Ender, les personnages sont attachants et le style est bien adapté au scénario même s'il est parfois difficile de suivre les différentes histoires de politique, d'assassinat ou encore d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'à là, rien de bien méchant me diriez vous, mais alors pourquoi ce livre ne se vend pas (et donc se retrouve ici, dans mon blog) ? Parce que tout simplement, les humains de la planette Geta, sont cannibales ! C'est le seul moyen que notre chère humanité a trouvé pour survivre (ya aussi des histoires de myths etc mais bon, je ne veux rien vous spoiler, ça serait un sacrilège); cool, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la société décrite n'est point une communauté de barbare "ouga-ouga" passant leur temps à danser autour d'un feu, popol en l'air. Ces Hommes sont civilisés et il y a une cohérence dans leurs actes et encore une fois, c'est tout le mérite de ce livre :)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, ce texte magnifique nous laisse sur de nombreuses reflexions comme la mort, le clonage, l'amour, la sauvagerie ou tout simplement la vie elle même.&lt;br /&gt;Sans être le livre ultime, il mérite pourtant d'être mieux défendu et surtout d'être lu.&lt;br /&gt;Donc si comme 99% des péons vous avez abandonné sa lecture à cause du theme "canibalisme", sachez que vous avez fais une connerie (oui ! une grosse !), donc : allez vite chez Scylla vous le procurer !&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114105378520618533?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114105378520618533/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114105378520618533' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114105378520618533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114105378520618533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/02/parade-nuptiale-de-donald-kingsbury.html' title='PARADE NUPTIALE, de Donald KINGSBURY (1982)'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-22601647.post-114018763236137855</id><published>2006-02-17T15:43:00.000+01:00</published><updated>2006-02-17T15:47:12.363+01:00</updated><title type='text'>The Little Guide from Unknowers</title><content type='html'>&lt;a href="http://usbteam.free.fr/maykuusbsite/pics/NEW-MAYKU-3.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://usbteam.free.fr/maykuusbsite/pics/NEW-MAYKU-3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il y a quelques jours, nous fêtions l’anniversaire de la Librairie Scylla et je profite de cette occasion pour revoir mon blog au complet ! Bien sûr que ce dernier sera avant tout dédié à la SFFF mais au lieu de parler de livres ou d’auteurs déjà suffisamment célèbres, je vais plutôt pousser des jeunes auteurs, des auteurs peu connus (qui a dit Français ? :p) et des bons bouquins passés à la trappe ou trop vite oubliés.&lt;br /&gt;Ainsi, sans vouloir prétendre à faire « THE ULTIMATE GUIDE OF SFFF » (pour ça, y a le cafard J), j’essaierais de faire quelque chose de bien avec : « The Little Guide from Unknowers ».&lt;br /&gt;  Car la SFFF n’est pas seulement Asimov, Dick, Bradbury, Tolkien ou encore King. Cette (sous- ?) culture n’est pas morte et chaque année, un nombre impressionnant de livre sort... même si la grande majorité mérite vraiment de rester dans le disque dur, certains pourtant, méritent un coup d’œil voire bien plus.&lt;br /&gt;La SFFF n’est pas strictement Anglophone non plus. Car chez nous (oui ! je parle de la France, vous savez, ce petit pays où le sport national est la grève...) aussi, nous avons de belles plumes ou plutôt de beaux claviers !&lt;br /&gt; Enfin, pour les rares personnes qui connaissent mon côté « un peu » macho (pff, n’importe quoi ! Moi, macho ? pff :/), je tiens à préciser que certaines filles d’Eve écrivent aussi de la SFFF et arrivent même parfois à dépasser leur homologue masculin (arf, je l’ai dis !!!).&lt;br /&gt;            Bon, donc vous avez le programme. Il faut maintenant que vous ouvrez le plus possible votre esprit, cassez les tabous, oubliez tout ce qu’on vous a appris durant tout ce temps car la SFFF est avant tout un voyage, le vôtre !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/22601647-114018763236137855?l=unknowers.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://unknowers.blogspot.com/feeds/114018763236137855/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=22601647&amp;postID=114018763236137855' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114018763236137855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/22601647/posts/default/114018763236137855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://unknowers.blogspot.com/2006/02/little-guide-from-unknowers.html' title='The Little Guide from Unknowers'/><author><name>中流Mayku范</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12955103803610450056</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_B-mLwFBpiUI/SPDA-nROfUI/AAAAAAAABIY/DQKqIcehPWQ/S220/NEWMAYKU7.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
